La course à pied Les blogs courseapied.net : LaPepite

Le blog de LaPepite

Flux rss du blog, des réactions

Les derniers billets

Mes catégories

  • A venir

Mes liens

  • A venir

Le forum courseapied.net

Le chat courseapied.net

Les blogs courseapied.net

2007-02-11 18:27:46 : MES FOULEES du VIIIe ..... en spectatrice/reporter

Ah, ça m'a bien titillé toute la semaine de les faire ces 10 Km du 8e... Mais la sagesse l'a emporté, surtout après les montées des Buttes Chaumont hier. Et puis,pas eu le temps de me poser pour bien récupérer hier après-midi & couchée bien trop tard ..... ou trop tôt ce matin, pour raisonnablement envisager de s'aligner. Je n'aurai pas l'audace de Mister SEDEF qui enchainera brillamment les 2 courses dans le WE.
Je rejoins donc la ligne d'arrivée à petites foulées, armée de mon canon pour tirer le portrait à ceux qui vont battre le pavé ce matin, sous une belle pluie glacée (en tout cas pour ceux qui ne courent pas !!) qui commencera à fondre sur nous à peine le départ donné pour s'arrêter ,comme par hasard,au moment des arrivées!
Sont donc présents ce matin, dossards bien accrochés : SEDEF, Wimm, Doumé, Philippe et Squirel.
Pour les encouragements & les photos, JPII alias Le Fonz m'accompagne et le renfort viendra de JONK, accompagné de son fils.
Ca tourne vite dès le départ, malgré les bonnes montées et d'emblée Philippe se place très vite en 5e place, rapidement suivi de SEDEF, puis Wimm, enfin Doumé et Squirel qui n'ont pas démérité.
Au final, Philippe termine 5e en à peine +de 35', SEDEF , impressionnant, bat tranquillement son record en 37'18" et fait son Second podium du WE, 2e VH2, Wimm passe la ligne en 39'59", mission accomplie en toute simplicité et apparement facilement, avant de filer faire un match de Volley, Doumé en 43' et quelques et Squirel en 47' je crois.
Bravo à tous et mention toute spéciale à Mister SEDEF dont les piles ne s'usent jamais!!
Mais + que des mots, je sais que ce sont les photos que vous attendez......
Pour info: la première Féminine, 1ere SEF également, Louise DALINGWTER (dont le nom n'est jamais loin du mien dans les classements, et sur lequel enfin, je met un visage) finit en 41'09 ..... j'aurais p'têtre pu faire un truc!! Mais pas de regret ... il ne faut pas courir trop de lièvre à la fois ... et puis ce matin, honnêtement les jambes étaient encore lourdes.

Les réactions

Par ƒred, le 2007-02-11 19:39:46
Sedef pourquoi n'as tu pas doublé avec la course de Charenton, franchement ?
ƒred

Par Brinouille, le 2007-02-11 19:45:28
Jolie foulée Squirel, on dirait que tu vas à 20 km à l'heure !
félicitations à la matinale photographe, je sais oh combien comme ça titille un coureur de ne faire Que des photos !

Par Emma Peel, le 2007-02-11 19:46:52
Bravo Sedef !!! La classe ces deux courses... Et merci à La Pepite pour les photos :-)

Par Sedef, le 2007-02-11 19:53:18
Un grand merci, Pépite, d'avoir bravé la pluie et le froid pour donner de la voix et nous mitrailler.
Après t'être couchée à ... du matin et avant ton entrainement dominical.
Je garde au chaud ton reportage plein de vie.
A noter que tu as couru pour nous saisir à plusieurs endroits du parcours.
Où l'on constate que Philou a battu à l'usure son compagnon de course orangé.
Tu sais quoi, ils ont oublié de distribuer les coupes des VH2. J'y ai pensé dans la voiture !

Par Delphine, le 2007-02-11 20:09:03
Merci La Pépite pour ce reportage photographique. Et bravo à toi aussi parce qu'encourager sous la pluie ce n'est pas évident!

Bravo Philou pour ton beau chrono.
Sedef, je te jure que tu m'épates: les 10 bornes de Vincennes, le cross à bagneux, la course de la Valentin, et les foulées du 8ème...C'est plus des piles que tu as c'est un chargeur!!!!!!

Wimm, mission accomplie: BRAVO!!! (alors ce match?)

Doumé, je crois qu'il faudrait se refaire une sortie tous les deux car tu as sacrément progressé! Bravo...

Squirel, les photos montrent que tu en voulais. BRAVO à toi.

JPII, on attends tes photos (soft hein??)

Par Doumé, le 2007-02-11 20:09:39
Merci effectivement pour ce reportage sympa: les photos et les encouragements, surtout que la météo n'était pas vraiment de la partie...
Et félicitations à l'inusable SEDEF, va falloir me donner la recette!!...

Par Martine, le 2007-02-11 20:11:32
Merci La Pépite pour ton reportage et tes photos.
C'est vrai que d'encourager représente aussi un vrai plaisir.
Bravo à Sedef qui ne cesse de m'épater.
Une bise à Squirel, qui finira bien par faire une même course que moi....un jour. Bambi pourra tenter de rester avoc son petit écureuil.
Bises
Martine

Par Sedef, le 2007-02-11 20:19:47
Je suis tout rouge sous les compliments.
Un peu inquiet par le reportage du pape aussi.

Par Wimm, le 2007-02-11 20:25:47
Encore un tres grand merci à toi La Pepite pour ces photos. C'etait sympa d'etre restée alors que la pluie tombait, nous en courant on ne l'a pas trop sentie mais pour toi ca devait etre autre chose...
Pour ce qui est de Sedef, je peux vous dire que j'etais juste derriere pendant plus d'un km et il est vraiment impressionnant. D'ailleurs depuis ce midi j'ai fait un reve : "Un jour je serai comme Sedef!".

@Delphine : On a perdu 3/0. Pourtant je n'ai pas trop mal joué (enfin pas plus que les autres ;) ) En revoyant les photos je constate que j'étais déja dans le match : le t-shirt dans le short devant, c'est un truc de volley tres important pour ne pas toucher le filet ;)

Par Enzo, le 2007-02-11 20:37:56
Encore bravo à vous tous ....

Wimm tu f'ras gaffe, t'as une bêbête qui monte, qui monte ...

Par mag, le 2007-02-11 20:55:36
Coucou la pepite...JPII est content de son sejour au ski? Il a pas dit de betises au moins???? Purée, j'ai les jetons grave pour son blog!
Delphine, je sais pas si ce sera soft!

Par jibé, le 2007-02-12 07:52:56
Sympa tes photos de course. Bravo à tous, et mention spé pour master sedef!

Par Narbé, le 2007-02-12 09:33:23
Quel WE prolifique pour les autruches !
Mention spéciale à toi La Pépite pour ces belles photos et ta victoire aux buttes !

Par Pépito, le 2007-02-12 09:35:50
Z'êtes tous increvables.

Par Squirel, le 2007-02-12 09:43:00
Merci à la pepite pour son soutien malgré la pluie, les reporters de choc étaient au RDV !
Mention spéciale à SEDEF pour ses podiums du WE! C'est quoi ton secret SEDEF ? Et non La Pepite je ne me suis pas arrêtée à la banque, tu penses c'était la concurrence j'ai fui ...

Par mielou, le 2007-02-12 13:51:52
moi
je préfère ta photo dans le blog du pape acide
celle ou tu es dans l'attente...
sympa le petit reportage de cette course de quartier
joli dévouement que personnellement je ne serais point capable de réaliser par fainéantisme chronique
ou manque de temps
ou manque de quelque chose...
comme ce petit éclat dans tes yeux ?

Par ƒred, le 2007-02-12 14:59:48
Une très belle photo de Squirel ici, canonisée par Vincent "This my art" :
http://thisismyart.free.fr/photo/10km8eme_2007/index.htm
ƒred

Votre pseudo :

Votre commentaire


Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Philippe, Sedef & Wimm au départ


Doumé & Philippe


Prêts pour le départ


C'est parti ! et ça monte sur les pavés glissants


Miss SQUIREl...ne s'arrêtera pas à la billetterie


Passage au 1er KM boulevard de Courcelles, Vincent Rousseau Tshirt blanc, manches noires, qui finira 2e


Philippe tout sourire au 1er Km


Sedef arrive...


... passage du 1er km en 3'30" pour lui !!


Wimm suit juste derrière




Squirel préfèrera la contre allée ... moins pavée de mauvaises intentions pour les semelles de ses ASICS DS Trainer


La tête de course, à l'angle du Bd Malesherbes et Rue Monceau, 1er passage, où tout le monde ou presque coupera allègrement pas les trottoirs !!


Philippe toujours bien placé



Sedef .... un peu coupé, pas pu le reshooter, il va trop vite le bougre !


Wimm arrive au même endroit


...avec M.Gérard Martin, au fond (à l'angle gauche)


...désolée pour l'effet "flouté" !


ruedu Général Foy ...encore


Sedef toujours aussi "lumineux" : les piles fonctionnent encore !!


Wimm ne le lâche pas encore


Hé hé, le renfort pour les encouragements : Jonk et son fils, Thomas


L'écurueil ne lâche rien non plus, même pas mal sur les pavés


c'est déjà l'arrivée ....5e place confirmée pour Philippe


Héhéhé...il était là aussi, à peine rentré du ski. Pour sûr, il risque de nous réserver des surprises sur son blog ...


Mister SEDEF qui finit, à l'aise, en 37'18, battant son record, à peine digérées les Buttes Chaumontaises d'hier matin ! Chapeau Bas M'sieur le vétéran plein d'allant


Wimm ... encore un peu dans le flou, pour passer la ligne en ... 39'59": mission accomplie pour lui


Doumé ...qui finit en 43' et des poussières


Squirel, t-shirt rouge, arrive aussi



Remise des prix à la Mairie, les cadets ... avec des chronos déjà prometteurs


.....et 2e podium du WE pour M'sieur SEDEF


Toujours aussi brillant et pimpant: les piles sont encore bien chargées... il se demande déjà après quoi il va cavaler dans l'après-midi


Respect Mister SEDEF La classe !


Les 5 billets précédents

2007-01-03 19:18:29 : 2007 entamée : 1ere séance sur piste pour La Pépite - 0 photo - 24 réactions


1ère séance sur piste de l'année, c'est décidé, faut pas rigoler.
Faber fermée jusqu'au 6 janvier, piste de rechange à trouver,
Pas question de négocier pour faire une séance "trafiquée",
Le parc Monceau et sa "piste" approximative seront, pour l'occasion, boycottés !
Aussi, sans désemparer, par le Jonk conseillée, direction Stade des Poissonniers.
Carte Mappy en mains, je pars de bon matin,
Pleine de bonne volonté, à la recherche de la piste convoitée,
Je découvre à proximité de chez moi des contrées jusque–là inabordées.
Le quartier s'éveille : primeurs déjà levés pour, leurs étals, installer,
Fumets de croissants et autres viennoiseries, mes narines viennent titiller.
Mais pas question de "dériver", sur la piste j'irai fractionner.
Après quelques hésitations, j'avise une passante afin de me faire aiguiller,
La malheureuse me fera, à tort, chemin rebrousser...
mais l'esprit pas totalement embrumé, je m'aperçois bien vite de la méprise
Un bref coup d'œil sur mon approximative carte et me voilà réorientée.
Devant la grille arrivée, je devrais, au gardien vigilant, patte blanche montrer,
Pour que le lieu enfin atteint, je puisse gagner la piste à fouler.
Juste le temps de faire un tour de piste pour prendre mes repères : c'est MarieL que cela ferait bien rigoler !!
Des 1000m et des 500 m à enchaîner, y'a intérêt qu'ils soient bien ajustés!

Allez, j'me lance, au propre comme au figuré,
A mon tour de vous livrer ma séance chiffrée:

Séance planifiée = 2x1000m en 3'54", R 1'15"
6x500m en 1'57", R 1'05"
Je me rends tout juste compte que j'ai totalement involontairement zappé le dernier 500, je n'en ai fait que 5 !!!

Bilan du massacre :
1er x 1000m : 4'01"26
R= 1'26"11
2e x 1000m : 3'59"36
R= 1'25"11

1er x 500m :2'00"03
R=1'08"22
2e x 500m : 1'59"04
R= 1'00"36
3e x 500m :1'58"35
R=1'00"44
4e x 500m : 1'59"79
R=1'06"40
5e x 500m : 1'57"06
R2'05"77
Retour 18'18" avec, en prime, un final en montée pour s'achever en beauté !

Mon analyse :
A moitié déçue : j'ai (presque) fais la série (vraiment trop bête d'avoir raté le 6e 500 m) et même si ça a été dur, les 1000m surtout (seule c'est quand même hard de se donner le p'tit coup de booster qui te fais grapiller les 2/3 secondes fatidiques) , je l'ai faite.
Les chronos sont à ajuster, c'est sûr. Pas question de rester sur de l'à peu près
Mais je suis repartie contente puisque j'ai pas lâché malgré mon insatisfaction et mes doutes au vu des temps sur 1000. Pour m'accrocher , je me suis rappelée les conseils de Nico lors du dernier test VMA (me servir de tous mes appuis, càd bien dérouler , tirer sur les bras mais en arrière, pas sur le côté... )
Et puis, j'avais un peu d'appréhension car je commence à sentir une légère "tension" dans le tendon d'Achille gauche (retour de la tendinite infernale ??? c'est à cette période que tout avait commencé l'année dernière...)
Je n'ai rien senti pendant la séance, mais au toucher ensuite, il est un peu "sensible" et là, il se fait méchamment sentir le fourbe !
Ce soir je vais glacer par précaution .

Bon, je n'ai pas encore résolu "mon pb" avec la piste : elle me terrorise encore, mais je n'ai pas dit mon dernier mot Jean-Pierre, Va falloir que je finisse par l'apprivoiser, non de non !

2006-12-08 13:13:42 : ENTRE FOLLE ILLUSION & FAUSSE DECEPTION : mon 4e marathon ! (Acte III) - 12 photos - 26 réactions

Bon, je poursuis donc .... vous vous souvenez?
1/3 temps : il reste le dernier tiers (Nan, nan, pas le provisionnel, celui qui fait mal !!),
juste les 14,195 derniers Km à courir !

********************

Au 28e Km, je pense à Fred en me disant ça y est, les 2/3 sont bouclés, plus que 14 km et des brequilles, on va pas chipoter pour 195 m non plus.
"Merde" ! Me dis-je aussitôt. Fort à propos Melle La Pépite!! : ça tourbillonne de trop là dedans, ça ne tiendra pas encore 14 km. Alors quoi? j'abandonne ?? Forfait, pour des entrailles qui ont décidé de me faire un coup de salsa ?? Je n'écarte pas totalement cette hypothèse, tant mon ventre me cisaille, même si je ne veux pas y croire. Non, pas ça, pas aujourd'hui!
J'ai envisagé, pour la 1ere fois de ma "courte expérience" de courses en compétition, de devoir arrêter la course , en me disant pas la peine de te trainer pour faire un temps dont tu seras forcément déçue et qui ne sera en rien le reflet de ce que tu peux valoir. Et puis, je sens bien qu'à un moment, je serais contrainte d'arrêter définitivement ou au moins provisoirement.
Impossible de poursuivre dans cet état : même si la tête veut, c'est le corps qui résiste, qui commande et te "tient tête" justement !!
Parfois, il faut savoir lâcher prise ….
De toute façon, là plus le choix, il faut absolument que je m'arrête. Sûr que le chrono va le payer, mais vraiment pas le choix .........................car sinon, oh horreur, je....ferai sur moi!!!(désolée, hein, mais c'est vraiment ça!!)

ATTENTION AMES SENSIBLES S'abstenir !!
Episode scato !
je vous préviens, petit passage peu Glamour, …. Mais c'est aussi ça la réalité de la course !
Ca va encore une fois très vite dans la tête, pas le temps de tergiverser. Je sais que nous arriverons bientôt à nouveau dans ce petit Parc que nous traversons en zigzag avant de passer ce p'tit tunnel. Je sais que là, il sera impossible de bifurquer et s'arrêter discrètement : passages trop étroits entre la rubalise qui contient la foule amassée, aucun endroit paisible. Il faut que ce soit avant.
Je regarde, presqu'affolée de chaque côté, trottoirs bien propres et spectateurs m'empêchent d'envisager un arrêt de fortune. Je viens juste de passer la Rue de Jéricho que je scrute afin d'y repérer peut-être un recoin salvateur, rien de rien. A peine le temps de me demander : Jéricho, c'est quoi déjà? Ah oui les trompettes de Jéricho,.....non, non, ce n'est pas un tableau. Ah oui la Bible, n'est-ce pas ? Je n'en sais pas plus en fait !!!
Allez pas le temps de faire un quizz, Julien LEPERS et ses fiches jaunes ne sont pas là de toute façon, rien à gagner ici, Questions pour une Championne en perdition, ce sera un autre jour !
C'est là, alors que tel un Radar aux aguets, je cherche encore désespérément où je peux bien m'arrêter, que j'avise un panneau mentionnant, je vous le jure, ce n'est pas une hallucination "WC MARATHON". (D'ailleurs sur le plan de la course, c'est effectivement signalé)
Je ne vois rien qui y ressemble pourtant. Dans un accès de désespoir, je bifurque, brutalement et sans crier gare, sur la gauche. Je fais une belle "queue de poisson" à un coureur aperçu trop tard et à qui, en guise d'excuse, je lâche un vulgaire "p'tain faut que j'aille aux chiottes !!" Pas très élégant ça comme discours La Pépite !!!
Et là, je me retrouve sur un large trottoir en gravillon rose, face à une grille bleue, fermée à clefs, que je secoue en vain. Un terrain de tennis je crois. Mais où sont les WC annoncés ?? Rien qui y ressemble alentours. J'ai rêvé ou quoi ?? Alors que je cherche, littéralement affolée et prête à pleurer, quelque chose qui y ressemble, j'avise sur ma gauche, un léger renfoncement avec quelques haies autour. Je m'y engouffre et, ô ravissement, je suis cachée de la route. Je m'accroupis très vite et me déculotte, en me fichant pas mal de qui pourrait quand même apercevoir mon séant. Il perdra pas la vue de toute façon, et si ça peut faire divertissement, et bien que chacun y trouve son compte, au point où j'en suis ...
Et là, au moment où je réalise avec dégoût que je n'ai, ni papier, ni mouchoir, et que je cherche quelques végétaux pour venir à mon secours, j'avise 2,3 éponges qui jonchent le sol, jetées là, abandonnées sûrement par de précédents coureurs. L'une d'elles me semble "propre": elle fera l'affaire, faut pas jouer les princesses. Hop, je remonte mon short, personne n'a rien vu. L'honneur est sauf !

Je déboule sur la route et je repars, soulagée ;-)), avec ........ la hargne au ventre, même si je sais bien que là, pour le coup, le chrono est définitivement envolé.
J'ai bien cru voir la fin de la course arrivée pour moi et je "prie" (qui ? je ne sais pas ?? les dieux ou déesses des viscères, s'ils existent) pour que ça ne recommence pas.
Je tâche de me reconcentrer. J'me dis que j'ai pris la bonne décision, que je ne pouvais pas faire autrement et lorsque je déboule sur le Parc et que je vois ces spectateurs si nombreux, je suis convaincue que j'ai fait le bon choix. T'imagines si tu avais attendu et que là, au milieu d'eux, tu t'étais fait dessus ???!!!! Je n'ose imaginer la honte de ma vie que ça aurait été.
Allez, gare où tu mets les pieds maintenant, virages et revêtement aléatoire obligent à contrôler foulée et appuis pour ne pas glisser. Ce serait pas le moment de valdinguer !
Virage maîtrisé pour passer la poubelle avant de s'engouffrer dans ce mini tunnel. J'amorce pour la seconde fois, la p'tite côte qui nous en libère et qui m'avait tant tétanisée l'an passé. Un coureur que je dépasse s'étonnera même de ma foulée si alerte. Moi-même je me surprends, cette année, c'est passé sans souci. L'avantage sans doute de connaître le parcours et de pouvoir mentalement anticiper les quelques difficultés pour mieux les apprivoiser.
Je sais que juste après il y aura ce virage à gauche....et pas loin le 30e Km.
Martine est là, je sais que le ballon des 3h a dû passer, il y a bien longtemps déjà, et qu'elle doit se demander ce que je peux bien foutre à pas ramener mes fesses. Alors, je me sens obligée de justifier mon retard et je lui "hurle", en désignant mon ventre, que j'ai été obligée de m'arrêter. En même temps, je réalise que si elle comprend ce que je lui dis, là sans qu'elle sache tout ce que je viens de vivre et ben, elle est fortiche! Qu'importe, il fallait que je le dise, comme une sorte d'excuse de n'être pas là au "rendez-vous", pas dans les temps.
(elle me dira après, qu'elle n'a rien compris de ce que j'ai vociféré et que sa voisine lui traduira que "j'ai pas pu m'arrêter", ce qui lui paraîtra totalement énigmatique. S'arrêter ?? où ça ?? mais pourquoi elle devait s'arrêter La Pépite??? Quiproquo!!)
Je rejoue la même scène à Catherine, que j'aperçois quelques mètres après et qui elle interprètera, connaissant mon passif, que j'ai mal quelque part, au tendon peut-être. Du coup, elle s'inquiètera en pensant que je n'irais pas jusqu'au bout !!! Pfffffff, c'est malin, t'as semé la panique chez tes supportrices La Pépite!!
Là maintenant, ce que je feignais d'ignorer, comme pour conjurer le sort depuis un bon moment, ce sont mes mollets douloureux qui durcissent comme du béton. D'ailleurs, j'en vois qui s'arrêtent, déjà, brusquement stoppés dans leur effort et qui, visiblement sont atteints des mêmes maux, voire pire, la crampe qui paralyse.
Je repousse cette idée, j'irai au bout, je le sais, en tâchant de limiter la casse.... Ne pas y penser, c'est normal à ce stade de la course de ressentir les premiers tiraillements du corps qu'on n'épargne pas. Mais quand même, moi d'habitude ce sont les quadri qui chauffent et le haut des fessiers qui signalent l'effort auxquels je les contrains. Pas le temps de s'interroger et de faire de la physiologie, j'en serais bien incapable de toute façon.
Cours, cours encore La Pépite, ce n'est rien à côté de ce que tu as enduré les mois passés.

Je ne sais plus à quel km exactement, mais à un moment, j'avise une concurrente qui me dépasse, toute de bleu ciel vêtue, short et t-shirt assortis. Elle file un bon train, mais j'ai quand même le temps de remarquer que ses jambes et le bas de son short sont tous souillés comme si elle venait de courir dans la boue. Je m'interroge, le terrain est plutôt sec (nous courrons sur le bitume !!) et je ne vois pas où elle a pu passer pour se mettre dans un état pareil ?? Et là, je réalise soudain, avec effroi, vu la démarcation suspecte sur son short, qu'elle ……………..a dû connaître les mêmes soucis que moi mais qu'elle ne s'est pas arrêtée et s'est littéralement fait sur elle !! (ce que me confirmera d'ailleurs Gaëlle Bonnet lorsque nous discuterons après l'arrivée, laquelle a "assisté" à ce spectacle peu ragoûtant!!).
Je me dis que quand même un chrono ne vaut pas qu'on s'abaisse à ce point de perdre toute dignité et cela me conforte dans l'idée que j'ai choisi la bonne option en m'arrêtant.

Plus loin, je trouve un regain d'énergie grâce à l'orchestre situé après le Rond point de l'avenue de la Porte royale (enfin je crois que c'est là ??) qui entame un tonitruant "I Will Survive" ! ah ben, tiens bien sûr que je vais survivre! Tout est bon pour puiser quelqu'énergie enfouie je ne sais où.
Quand je passe sous le portique du 35e Km, le temps prévisionnel d'arrivée est encore de 3h04'. Tiens, tiens, encore le 4 qui me fait un clin d'œil ! Pour finir, ça m'irait bien ce chrono pour aujourd'hui, mais je sais qu'il reste encore 7 Km sur lesquels mon rythme va baisser inexorablement ….
Alors?? Qu'importe le chrono, concentre-toi La Pépite. Le seul maître mot désormais : rester "actrice" de ta course, ne pas subir et se laisser emporter comme ce que tu as vécu sur les derniers Km de Paris en avril 2006. Sentir que c'est toi qui cours avec ta tête, toute ton envie et ta volonté pour faire avancer tes jambes, et pas seulement te laisser "endormir", anesthésier, par un rythme mécanique.
Je suis sur cette route où tout à l'heure, la foulée encore aérienne, une des motos de l'organisation m'a suivie quelques instants. Le passager, caméra en main, a d'abord filmé mes pieds, puis "interviewée" lorsque, interloquée de faire l'objet de leur attention, et pour donner le change, j'avais osé fanfaronner : "et ben quoi, j'suis la vedette du jour alors ??". Le type m'avait d'ailleurs justement "recadrée" en me précisant : "Non, non, juste celle du moment!" Ben oui, t'es pas une "Star" non plus La Pépite !! Tout juste peut-être une p'tite étoile filante (tu te souviens Angelo ???)
Puis, il m'a questionnée sur mes sensations, le chrono que je vise.
Où seront mes réponses ?? et ces images "volées"?? Une vidéo peut-être, celle de la course, je n'en sais rien. Le motard et le caméraman ont filé vers une autre "star" du jour !!!
Et là, maintenant, à cet endroit, nouvelle surprise, de taille....

L'inattendu, c'est en effet Enzo qui me récupère.
Bizarre, me dis-je quand j'aperçois Baltha sur le bas côté et son père à vélo, et que ni 1, ni 2, pas le temps de souffler mot, Enzo m'emboîte le pas.
J'apprends que Baltha abandonne, crampes imparables. Tout va très vite.
Alors, je m'accroche à l'idée que si Baltha a "décidé" d'arrêter, c'est qu'il y avait une bonne raison valable et qu'il avait tout donné de ce qu'il pouvait auj. vu les circonstances d'avant course.
Alors, moi, qui maintenant, de manière totalement inespérée, "grâce" ou "à cause" de ça, "bénéficie" inopinément du support d'Enzo (j' vous assure que pendant plusieurs bonnes minutes, ça m'a fait culpabiliser grave !!), je n'ai, en aucune manière, d'excuses ou de raison de lâcher prise et de ne pas tout donner. Alors faut s'arracher encore plus La Pépite!!
Donc, au passage, un énorme Merci à BAltha, car indirectement, tu as aussi été "un bon support" sur la dernière partie de mon marathon.
D'ailleurs, quand Enzo, protecteur s'il en est, s'enquiert immédiatement de savoir si je n'ai pas de bobo, pas de souci physique, je lui réponds que non, non, maintenant tout va bien, je lui explique en 2 mots à peine mon ventre qui a tourneboulé, mais ça va, ça va, et pas un mot sur les mollets. Pas à lui ! Je ne vais tout de même pas, à lui qui fait l'effort de courir pour moi maintenant, malgré ses mollets "tiendus" depuis quelques temps, commencer à me plaindre !! Et puis, je ne veux pas qu'il s'inquiète inutilement ou me croit trop entamée, des fois que ça lui donnerait l'idée de vouloir me ménager!
Au 37e Km, je me dis, allez plus que 5 km maintenant, c'est quoi? 5 tours du Parc Monceau ; Tiens, exactement la distance parcourue, avec Enzo déjà, qui m'avait "emmenée" sur Odysséa; Brèves images en flashback.
Oui, mais là, ce n'est pas, loin de là, l'allure que tu as pu atteindre, grâce à lui, sur Odysséa.
Allez! Sois à la hauteur Petite Pépite! Essaie cette fois-ci de lui montrer que tu en as de la ressource. Tâche de l'épater ! ouais, je sais c'est bête tout ça, des trucs de midinette! Je devine déjà quelques-uns qui sourient et se font des films, mais c'est juste des p'tites astuces à 2 balles que j'vais chercher pour me titiller et relancer la machine.
C'est à peu près là que Gaëlle BONNET nous dépasse. Je lance à Enzo : "c'est Gaëlle BONNET, elle va faire la SaintéLyon la semaine prochaine". Ah ouais? me répond-il. Elle m'entend et me salue d'un bref signe de la main. Je la retrouverai à l'arrivée.
Et là, tiens ça me rappelle vaguement quelque chose, Bis repetita : tout enjoué et frais comme un gardon, Enzo me dit : "allez on l'accroche ??" Là, réponse invariable de ma part : trop tôt pour moi ! Je sais que si je prends son "train" maintenant, j'exploserai avant la fin. Je me résigne à la laisser filer, sachant que, quelque part, je dois un peu le décevoir mon "Lièvre" de ne pas avoir la niaque pour la suivre cette belle fusée.
C'est juste après je crois, alors pourtant qu'à ce moment de la course, pour la première fois en compétition, je réalise, un peu vexée, que je tape des Km à + de 5' (du 38e au 40e km), que nous "doublons" Rafale_Marine. Je ne le sais pas à cet instant que c'est lui. Enzo semble le connaître, il l'encourage à s'accrocher à nous, je me dis juste que, tiens! ce maillot bleu marqué "US METRO", ça m'évoque quelque chose. (désolée Rafale_Marine de n'avoir pas connecté, j't'aurais aussi sûrement encouragé et invité à compléter le Trio !!!!)

Au 39eKm, Enzo, présumant de mes capacités, me suggère tout guilleret "Allez un p'tit 3000!!". Je sens bien qu'il aurait envie de se lancer enfin, marre de se traîner sur ce "footing" à 2 à l'heure. Oui, mais j'suis pas Kamikaze, pas encore le moment de jouer les audacieuses, si j'embraie maintenant je sens que ça risque de caler trop tôt. Pourtant, vraiment, comme je voudrais pouvoir faire un coup d'éclat!
Furtivement, me revient à l'esprit un truc que seul lui et moi peuvent comprendre, et je lui dis alors, pitoyable : "pffff, j'dois en être bien loin du temps que tu as pronostiqué, hein ???"

Je m'explique : Enzo, le fourbe, n'a rien trouvé de mieux, le matin même, alors que nous "dissertions" encore sur mon probable chrono, de faire un pari, comme un môme ravi, et sans rien m'en révéler bien sûr, sur mon temps d'arrivée supposé, noté sur un papier.
Si je ne fais pas le temps prophétisé, je serais privée de dîner et surtout du gâteau au chocolat préparé la veille par Catherine !!!
Je savais à cet instant qu'il avait inscrit un chrono de + de 3h, mais combien de minutes au-delà ?? Mystère !
Chamaillerie de mômes pour conjurer le stress lorsqu'il planque son p'tit papier, content de lui!
Là, dans le cœur de l'action, je l'ai sûrement surpris, à cet instant crucial de la course, l'idée saugrenue de penser à cela. Il me répond alors un truc du genre :"hey, pense pas à ça ! Te prends pas la tête !" comme à regret de m'avoir joué ce coup-là ! Enfin, pas sûre d'ailleurs qu'il regrette !

Juste avant le 40e Km que j'attends avec impatience - je l'ai bien repéré tout à l'heure - pour débrider la machine (espérons qu'elle va suivre), Enzo se fait "brancher" par un triathlète qui l'a repéré à ses mollets épilés. Echange de trucs de mecs ?? Je ne suis pas leur conversation, concentrée que je suis sur ses 2 prochains kilos où il va falloir tout lâcher La Pépite, tu te l'es promis.
Quelques accélérations qui me font plaisir à partir du 40e, j'en veux, j'en veux ! je l'ai la niaque!!
D'ailleurs, je surprendrai Enzo quand tout à coup, sans crier gare, j'enclenche et part en trombe, comme piquée par une guêpe, sans qu'il comprenne pourquoi.
Il me demande, inquiet, ce qui me prend, m'avertit que je ne tiendrai pas ce rythme-là jusqu'au bout.
Ce qu'il ne sait pas, je ne lui réponds rien, c'est que je viens d'entendre, dans le micro, …. Fabien Manzanarès, Le Lièvre des 3h, qui explique déjà sa course.
Mon sang n'a fait qu'un tour, plus le temps de traîner, s'il est déjà là-bas, c'est que tu n'as plus que quelques minutes La Pépite pour arriver à 3h et ………….?? Quoi, combien de minutes???
Je n'ai alors plus qu'une seule idée en tête, quand je calcule rapidement, au vu de mon chrono, le temps qu'il me reste, ne pas passer à plus de 3h09', mon "plus mauvais" temps sur Marathon (celui du 1er en Normandie, il y a un an et 2 mois).
2e coup de booster, il me semble, quand j'entends le speaker annoncer l'arrivée de la p'tite Julie CALICHARANE, oui vous savez cette petite aux Mizuno vertes, elle aussi.
Quand je déboule sur le Port, j'aperçois Fred qui est redescendu me "chercher" comme promis. Lorsque je le vois, je me dis : "il a tenu parole! Il est là lui aussi pour m'escorter sur les derniers mètres". Je ne réalise pas à cet instant ce qu'il a dû lui en coûter de rebrousser ainsi chemin après l'effort accompli. Qu'il ait été là, comme il l'avait déjà fait au 19e Km sur les 20 Km de PARIS, ça m'a portée encore plus. C'est énorme la bouffée de positif que ça m'a insufflé.
Là, je me retrouve telle une "pro", escortée par 2 bolides (Enzo et Fred), j'vais quand même pas les "déshonorer"!
Et puis, les "viva" de la foule qui scande mon prénom, c'est magique, c'est bien moi qu'ils encouragent !! Ça me galvanise.
Du coup, cette année, même pas peur de ces satanés pavés qui m'avaient tétanisés l'an dernier, posés là, juste avant de passer entre les 2 tours.
Quand je pose le pied sur le tapis bleu et que j'aperçois le chrono, je "m'arrache" dans une ultime grimace (sers-toi de tes bras Pépite pour aller les chercher ces micro secondes qui feront la différence), pour franchir la ligne avant que ne s'affiche le chrono "fatidique" de 3h09.
Je passe la ligne et je crois apercevoir 3H08'51 qui s'affiche. Là, j'me dis que c'est le temps officiel (et non le temps réel couru) et donc au moins ça je l'ai fait ...
Dans la folie de cette arrivée, j'oublie totalement de couper mes 2 chronos. Lorsque j'y penserais enfin, c'est un temps de 4h05' qui s'affiche !!
Le texto de la Caisse d'épargne reçu ensuite me confirmera que je fais un temps réel de 3HO8'37.

Passé la ligne, j'ai l'impression que mes poumons vont sortir de mon thorax, vous savez comme dans les Tex Avery ou autres dessins animés, puis très vite le souffle revient. Je m'avance vers les bénévoles qui déjà me demandent ma puce. Je lui ferai répéter 3 fois au moins à cette dame douée de patience et armée de son meilleur sourire avant de lui tendre enfin mon pied.
Là, ça s'enchaine, j'sais plus trop dans quel ordre : Enzo est là, je le remercie, mais les mots que je bafouille sont si faibles pour exprimer la reconnaissance que je voudrais lui témoigner, lui dire combien ça a été un vrai cadeau qu'il soit là sur ces derniers et décisifs km……combien j'aurais voulu faire mieux et plus….
Remise de la jolie médaille (vraiment elle est chouette), couverture de "survie" ASICS bienvenue, j'avance vers le ravitaillement, pas faim du tout, j'aurais même presque la nausée, juste un truc à boire, du chaud me conseille ….. qui ça, Enzo? c'est toi qui m'a dit ça ?? Je ne sais même plus !
Oui, oui un thé ça me fera du bien.
Puis, j'avise la tente des massages vers laquelle je me dirige. J'y retrouve Jacques, mon "compagnon" de course de mon 1er marathon en Normandie, qui a couru, lui aussi, en dépit d'une déchirure à la cuisse qui a entamé sa prépa à 1 mois de l'échéance, et qui se félicite, galant qu'il est comme toujours, de terminer juste une minute derrière moi (3h09'ou 3h10').
Petit massage léger et là grosse crampe au mollet droit que je tente d'endiguer à coup d'étirements bien maîtrisés (ben oui j'connais un peu "la machine"), sous les yeux médusés du "masseur" qui ne sait pas trop quoi faire de moi. La crampe atteint les doigts de pieds qui se font "la malle" complètement à droite comme s'ils voulaient vivre leur propre vie, tiens comme quand j'allais à la piscine enchainer les longueurs !
Je pose le pied à terre pour tenter de maîtriser tout ça, allez ça ira bien, je renfile chaussettes et runnings et je laisse la place à ceux qui sont plus mal que moi.
Je fais "la queue" pour récupérer ma bourriche d'huîtres et là, Jaf" me rejoint et me raconte, en quelques mots enjoués, son marathon de fou, lui qui arrive à peine du Vietnam. Un vrai Kamikaze ce Jaf", mais tellement d'émerveillement dans ses yeux et sa voix, comme un gamin qui vient de réaliser son plus bel exploit. Et c'est vrai que c'est ça qu'il vient d'accomplir. Il me quitte pour aller retrouver sa femme, avant de repartir, l'après midi même, en voiture, sur Paris !!
Je retrouve Catherine et Robert et un couple de leurs amis que je connais déjà et avec qui, le soir, après une coupe de champagne, nous dînerons avant que je n'attrape mon train du retour sur Paris.
Je récupère mon sac, sous les tentes juste derrière, organisation vraiment parfaite, sourires de tous, toujours, et mots gentils.
Ils sont extra tous ces bénévoles, je n'en ai pas vu, ni entendu un seul qui râlait ou boudait, ils sont totalement dévoués, à notre service. Chapeau à tous !
Là, mon ventre fait à nouveau sa "valse musette" et je pars en quête de l'endroit approprié. Il me faudra remonter vers l'arrivée, enjamber marches et parapets (ouille ouille les mollets en béton armé!) pour trouver enfin l'antre de soulagement.
Ensuite, on se retrouve, coup de tél. de Fred qui a le portable d'Enzo, qu'il n'a pas vu alors qu'il doit reprendre le train dans moins d'une heure.
On décide de se rejoindre sur le Port, et je retrouve Martine, Baltha, son père, Chrystèle, Enzo et Christine … pour une bière salvatrice, sous le soleil, en terrasse…….

Pour le reste, encore tellement de choses à raconter ....
Juste pour préciser, je termine donc 13e SEF, et 20e féminine.
Ah oui aussi, Enzo, son pronostic, je ne l'ai pas tenu, évidemment !! 3h03'… et combien de secondes déjà, tu avais inscrit ??? J'aurais aimé le faire ce chrono là quand même !!

Et puis, FOLLE ILLUSION que celle d'avoir imaginé, ambitionné?? ( vraiment y croyais-tu tout au fond de toi, La Pépite)que ce serait là, avec ce passif à ton actif, que tu la ferais tomber cette barre des 3h.
Mais FAUSSE DECEPTION car même si le chrono réalisé est loin de celui initialement poursuivi, j'peux pas dire que je sois totalement, vraiment, déçue :
- d'abord, courir ce marathon était inconcevable, il y a, ne serait-ce que 2 mois,
- connaître le parcours est un avantage inestimable,
- le 1er semi a été des plus agréables,
- la météo inespérée à cette période de l'année,
- être à La Rochelle chez Catherine & Robert, c'est déjà un cadeau, y être pour courir le marathon avec d'autres Forumers (et non des moindres) ajoutait au bonheur,
- j'ai mené la course de bout en bout, en dépit de soucis inconnus rencontrés sur le dernier tiers et qui ont failli me faire envisager de renoncer,
- je me suis "payé" le luxe de bénéficier d'un "Lièvre" de choix,
- j'ai retrouvé de bien belles et bonnes sensations et suis parvenue à, toutes proportions gardées, mettre un p'tit coup d'accélérateur sur la fin, le meilleur des boosters pour le moral et ne pas perdre confiance.

De toute façon, je vous avais prévenus, dans mon premier billet, à l'ouverture de ce blog: optimiste de chez optimiste!
Je positive à fond. De toute façon, on apprend toujours plus de ses "échecs".

Voilà , allez c'en est fini, je vous fais grâce du débriefing, analyse du chrono en détail et autres commentaires ............
Imaginez ce que je pourrai vous "infliger", s'il me prenait, un jour, l'envie d'aller me "frotter" à un 100 Km !!!!!

REMERCIEMENTS pour finir :
à Catherine & Robert pour l'accueil, leur "adapabilité", l'ouverture d'esprit, la logistique et tout simplement être eux,
Martine pour les photos magnifiques et le soutien sans faille,
Fred pour le plan et les conseils distillés au long de la prépa et avant course et pour avoir fait cet effort de venir finir avec moi,
Baltha tu sais bien pourquoi,
Raztaboule pour ton accueil simple et généreux,
et bien sûr Enzo pour m'avoir "supportée" au propre comme au figuré,
à tous les forumers qui m'ont encouragée, soutenue et qui ont cru en moi,
à Gonzague, jeune compagnon du Devoir, plein de sagacité et d'honnêteté, qui a retrouvé et m'a rapporté mon mobile perdu à la gare de LA Rochelle en arrivant vendredi
soir !
A Simonne, ma Mamie, en qui je puise ma force depuis si longtemps et qui est sûrement pour beaucoup dans celle que je suis aujourd'hui.




2006-12-06 18:36:17 : ENTRE FOLLE ILLUSION & FAUSSE DECEPTION : mon 4e marathon ! (Acte II) - 7 photos - 21 réactions

Just'avant de lâcher la meute :

Bon, je vous fais grâce du récit de mes nuits "agitées" et je fais l'impasse sur la prépa du matin, le stress qui monte, puis les retrouvailles avec Martine, Fred, Baltha et Chrystèle, son père, puis Jaf et sa femme, ça papote, ça détend l'atmosphère ( Fred a tout bien raconté déjà!).
Ah, tiens c'est du orange toi sur ton dossard, remarquent les garçons. Je plaisante, je pérore même, comme pour me rassurer, ben oui c'est parce que je suis dans le SAS Préférentiel. Et puis, tiens encore un signe, du orange pour une Autruche en puissance !!
Mais déjà je vois l'heure qui tourne. C'est pas le tout, les gars faut que je rejoigne l'Encan pour mon départ, j'suis pas avec vous moi ; Je les quitte presqu'à regret, accompagnée heureusement de Cath & Robert qui sont aux pt'its soins pour moi. Dans quel état serais-je sans eux ? C'est tellement précieux de les avoir là, à mes côtés, dans ces dernières minutes de doute. Ils me bichonnent, proposent de porter mon sac pendant que je m'agite, que je les "bouscule" : euh, alors, faut que je passe par la case "Pipi room", impératif .Ouf pas de trop de queue pour une fois ! Bon, ça c'est fait.
Rencontre avec Kuanza, on échange quelques mots sur les sensations du jour et pff, je file.
Oui, allez faut que je me déshabille, fourre tout dans mon sac, dépose ledit sac à la consigne, c'est où? C'est où ? Panique, stress, le cardio s'emballe déjà !!
Robert tente vainement de me calmer, une vraie pile électrique.
Quelle patience, ils ont tous les 2. Ils sourient, m'encouragent de plus belle, me réconfortent. Ils sont, s'en doutent-ils, de véritables piliers sur qui je sais pouvoir compter. Je sais bien que, quelque soit la course que je ferai, le chrono que je réaliserai, ils seront là pour m'accueillir avec leur plus beau et sincère sourire et qu'ils m'aimeront tout autant, que je sois première ou dernière !
Bon et puis, faut quand même que je m'échauffe un peu aussi. Allez, je vous laisse, j'vais trottiner un peu, vous serez de quel côté au départ, vous le voyez là mon SAS j'serai là moi. OK, vous vous mettez à gauche, d'acc, j'essaierai de vous faire coucou.
Quelques foulées tranquilles, montées de genoux, talons/fesses, quelques accélérations juste pour vérifier que tout est bien en place.
Allez, zou j'fais mon entrée totalement incognito, devant là oui, tout devant, dans le SAS des filles, celui des préférentielles … et des élites! Même impression que l'année passée : celle d'avoir usurpé ma place. Pourtant, j'lai pas volé mon dossard, c'est bien grâce aux chronos déjà effectués que je l'ai cette place. Malgré tout, je me demande encore une fois ce que je fais là, avec toutes ces "vraies" championnes ??
Outre leurs physiques incomparables, leur flegme et leur assurance mesurée, les élites sont reconnaissables à ceci qu'en plus de leur dossard numéroté, elles portent sur le dos, un dossard estampillé de leur nom de famille en majuscules !!
J'entame la discussion avec une p'tite "jeunette" près de moi : on a les mêmes chaussures, Mizuno Vert et argent. Son 2e marathon. Elle vise les moins de 3h elle aussi .Julie CALICHARANE (dossard N°224) qui me rejoindra avant le semi, restera un peu avec moi quand je m'accroche encore, et elle aussi, au ballon des 3h, puis elle filera pour finir en 3h02'51.
Je repère tout de suite la "minuscule" Léopoldina SILVEIRA, petit gabarit tout en muscles d'acier, pas un pète de graisse qui dépasse, fuselée et bronzée à souhait, rien que son attitude montre qu'elle est prête à "dévorer" l'asphalte.
Puis, les Kenyanes, Elisabeth CHEMWENO que je reconnais.
Et, sous l'annonce du speaker, Murielle BRIONNE fait son entrée, majestueuse, presque dédaigneuse.
Enfin, Florence SCARINGELLA, avec qui j'avais discuté l'année dernière à l'arrivée (très sympa d'ailleurs), est littéralement ovationnée lorsqu'elle entre dans le sas. Waouh, affûtée la belle Florence.
Puis, je tape la discute avec un beau brin de femme bien sympathique, Gaëlle BONNET, accompagnée d'une copine, et qui évoque déjà avec envie sa prochaine course ….. le WE prochain : la Saintélyon !! Sa course de fin de saison qu'elle attend plus que tout, explique-t-elle, comme sa récompense ultime pour boucler l'année!
Euh, décidément je me demande si je suis à ma place parmi toutes ces filles!
Bon, allez plus le temps de cogiter, le départ des Handi est lancé, puis, décompte ……4, 3, 2, 1. C'est à nous !


La course ou 42,195 km pour faire pulser le cœur et aller à la rencontre de soi-même

Pavés brillants et glissants pour amorcer la course, attention prudence. Je cherche désespérément sur la gauche si je vois Catherine ou Robert. Je ne les vois pas. Pourvu qu'ils m'aient vue, eux : une belle photo du départ, ce serait chouette ! ce sera chose faite, Robert a déclenché au bon moment.
1er km passé pile poil en 4'00. Trop rapide dira le coach. Mais pourtant, j't'assure que je me suis retenue.
Le 2e en 4'06. Voilà, je me ralentis déjà !
Passage en léger faux plat pour atteindre le bord de mer, entre 2 haies d'arbres sur l'Allée du Mail (je m'en souviens de cette portion que je n'avais pas aimée l'année dernière). Cette année, je l'aborde avec davantage de sérénité, sachant que ce n'est que le début, qu'il faudra y passer une seconde fois et surtout, …. qu'au bout, il y a la première récompense : vue dégagée sur l'immensité bleue de la mer baignée de ce bas soleil d'hiver qui lui donne mille reflets argentés.
Je repère que, sur la 2nde boucle, on en sera déjà au 22e (23e??) Km.
Je reste concentrée sur le 1er objectif à atteindre : à la jonction des 2 "hordes", soit à environ 3,4 Km de distance, je dois repérer le ballon rouge des 3h de Fabien Manzanares et lui coller au train pour tenir le chrono des 3h, voire 1 à 2' (l'idéal!!) de moins si je peux accélérer sur la fin.
Hier, quand on a discuté à l'Encan, en retirant nos dossards, Il m'avait dit y être aux alentours de 12'54. J'y suis en 12'45, on va pas chipoter tout de même, j'aime avoir un peu de marge.
Arrivée à cet endroit, je ne le vois pas. En revanche, je repère le T-shirt orange de Baltha, et là j'me dis, t'es sûrement un peu trop rapide. Ce n'est pas grave. Coucou, moi j'suis contente de les voir même si je sais que ça ne va pas durer.
Il me crie : "t'es trop rapide La Pépite". Tiens, mais il est "escorté" d'Enzo, qui me dit que je dois ralentir.
Je lui rétorque, mais non j'suis dans les temps : 4' au kilo sur le 1er, puis 4'06 et 4'05 pour le 3e km, si c'est pas régulier !! Il me dit que le ballon rouge est derrière. Bref coup d'œil en arrière pour jauger par moi-même de l'avance prise .Il me dit de ne pas les suivre. Mais non, lui dis-je, rassure-toi, je n'en ai pas l'intention, j'vais pas tout cramer, je sais quelle est la distance à courir auj.
Puis, c'est là que je réalise : mais kestufous là Enzo ?? tu devais pas seulement courir le 2e semi avec Baltha. Il me dit que ça lui faisait trop envie, il va courir les 8 à 9 premiers kilo, puis rejoindre Martine pour nous encourager vers le Km13/14, puis repartir ensuite pour la 2e boucle . Incorrigible ENzo !!
Je les laisse donc progressivement prendre le large et je mène ma course en surveillant bien mes temps au kilo, en vérifiant où se situe le ballon rouge pour ne pas trop me laisser emporter. Je lève le pied en permanence. Jamais autant "géré" à ce point le rythme pour ne pas s'emballer. Régulièrement, je me demanderai si c'est la bonne stratégie et si les minutes économisées maintenant auront bien été "épargnées" pour la 2e partie … et si je saurai les exploiter.
Quelques coucou à Martine qui déjà m'encourage à pleine voix chaque fois ( si tu savais comme ça fait du bien, je te sens vibrer et être là à mes côtés, je sais que … tu sais bien ce que c'est que courir un marathon), puis Cath & Robert, embusqués aux endroits stratégiques, pour nous photographier et me gratifier chaque fois d'un sourire de satisfaction. Allez sourire, moi aussi, pendant que tout va encore bien.
Après le 14e Km, juste avant de passer devant Sup de co, brusqu'arrêt pour ramasser le bidon qu'un des concurrents vient de faire tomber de sa ceinture, le mec rebroussait chemin, je lui tends, il me remercie. J'aurais bien aimé que qqn fasse ça pour moi tout à l'heure quand j'ai perdu l'une de mes fioles de ma ceinture Adidas ; P'têtre que j'aurais du la ramasser finalement, ça ne m'aurait pas coûté "si cher" en temps. Enfin, cela dit, là pour le coup, le redémarrage me semble violent l'espace d'un instant. Puis ça repart .
Passage au 15e Km en 1h02'51 (un peu en avance pour tenir le rythme des 3h, mais ça me rassure, et puis 3' de marge sur cette distance, c'est pas du luxe me dis-je).
Passé le 20e Km, juste après l'Encan que je laisse à nouveau derrière moi, et juste avant de franchir la ligne du Semi, je suis "enfin" rejointe par le groupe mené par le ballon rouge des 3h.
Faut dire que j'ai vraiment tout fait pour lever le pied. Fabien me reconnait : Pas difficile, tu m'diras, je crois que je suis alors la seule féminine du groupe assez compact qui le suit. Il me dit que je suis partie rapide. Je lui réponds que je suis en dedans depuis le début pour l'attendre, l'ayant raté à la jonction. Il me dit que c'est difficile d'être au bon tempo, exact. Puis, le semi passé ….. en 1h29'55.
Ben voilà, ça y est, j'ai fait comme on m'a dit, mais en même temps, j'ai bouffé toute ma marge j'me dis, maintenant si tu tiens pas le rythme La Pépite, c'est cuit.
Comme je suis assez lucide et que là, tu peux pas te mentir, je sais bien, dès ce moment, que sauf regain d'énergie sur la fin (un miracle pourquoi pas !!! pfffffff……. j't'en foutrai moi des miracles sur marathon !!), les 3 heures s'envolent déjà telle une poussière d'étoile soufflée par la brise !!
C'est justement là que Fabien, notre Lièvre, il met un sérieux coup d'accélérateur. Enfin, moi je le sens comme ça, J'ai pas rêvé???
Ca râle autour de moi, les mecs disent qu'il met des coups de booster et que c'est pas comme ça qu'on va tenir les 3h ... ça rouspète dur. J'essaie de ne pas me laisser déconcentrée, entamée, je me rassure toute seule, même si je sens nettement que ça augmente en rythme. Je me dis : du calme, on ne se laisse pas "polluer" la tête, les doutes, c'est pas maintenant. Il sait mieux que nous ce qu'il fait, facile de critiquer les gars. Soyez beaux joueurs.
Il fait 2h19 au marathon, il l'a déjà fait l'année dernière le Lièvre en 3h00 (tu parles si j'm'en souviens comment ils me sont passés sous le nez passé vers le 37e Km!!!! Il m'avait encouragée pour tenter de m'accrocher : "allez flamèche rose" qu'il m'avait baptisée alors, à cause de mon cuissard ODLO assorti à mes Wave Précision Rose fillette !!)
Il sait ce qu'il fait . N'empêche que j'ai l'impression de déjà m'arracher pour maintenir le cap à tout juste mi-course, c'est pas bon ça comme sensation.
Je sais que c'est maintenant que la course commence, mais là quand même, je sens que je ne tiendrai pas jusqu'au bout. Et puis, il part, il part, je ne cherche pas trop à m'y accrocher coûte que coûte. Hey, on n'est pas là pour faire la "course" à l'intérieur de la vraie course !!
Dans l'avenue Clémenceau (je crois) qui monte ....je le vois s'éloigner inexorablement. Alors que je suis à mi-côte, il amorce déjà le virage à gauche. je me dis que c'est foutu. Tant pis, LaPépite, tu sais courir seule . Peut-être que c'est mieux d'ailleurs, tu vas aller à ton rythme et si tout va bien, si ça se trouve, sur la fin, tu les rejoindras (ben oui j'veux quand même espérer, y croire encore que je saurai la trouver, la puiser en moi cette folle énergie qui te fait t'arracher sur la fin …)
Puis, commencent les tourbillons dans le ventre. He ho, qu'est-ce qui se passe là dedans. Hey, ho ?? ALIEN ??? c'est le lieu qui t'inspire et te donne l'idée de tricoter des nœuds marins avec mes intestins ??? ça va passer, me dis-je dans un premier temps, ça peut pas m'arriver, pas là, pas aujourd'hui quand même.
J'ai jamais connu ce genre de désagréments, alors pourquoi là maintenant?? ça n'a pas l'air de vouloir se calmer pourtant .
Au Km 26? 27?, avant la ligne droite avec la rangée de HLM sur la gauche, qui va nous mener une fois encore au petit Parc, j'entends le p'tit orchestre sur l'estrade qui entame une ritournelle qui me semble familière..... et là, tout va très vite dans ma tête et mon coeur, impossible de contenir l'émotion qui s'empare de moi, mes yeux s'embuent, je ne peux réprimer les larmes qui déjà coulent sur mes joues..... (et là encore, ça y est ............Kleenex, s'il vous plait, pour préserver le clavier), une grosse boule me noue la gorge, la chair de poule alors que le soleil darde ses plus beaux rayons sur mes bras nus, et un énorme frisson ébranle toute ma carcasse : cet air, c'est celui que tu fredonnais parfois ma p'tite Mamie Chérie. Pas une seule journée depuis ce 6 juillet 2006 où tu as tiré ta révérence sans que je ne pense à toi. Me reviens alors, fulgurante, la douleur de cette journée affreuse du 11 juillet suivant où il fallu te voir, là, ce n'est déjà plus toi, cette joue cireuse et glacée que pourtant je veux embrasser. Alors, ça y est, t'es dans le "paletot sans manche" comme tu disais, je crois m'effondrer à l'église alors que je veux être là dans ton dernier souffle pour t'accompagner, dans une dernière prière, et te conduire au repos éternel que tu ne redoutais pas tant que ça.....
Digression, digression, puis je reprends mes esprits. Je me dis alors que, quoi qu'il arrive, quelque soit la course et la distance que je parcourrai, et même si je dois déclarer forfait, déjà tu serais fière de moi, je le sais.
Alors pendant que mon ventre me joue des tours, et que pour la première fois sur une course, je me prends à penser à un éventuel abandon, je tâche de me reprendre. Je me dis pense à des trucs positifs. Là, c'est à la Rainette que je pense. J'avais dit, Delphine, que tu me "soutiendrais" dans les moments durs, alors je fais "appel à toi" mentalement. Je revois alors cette image de ton blog avec la grenouille en maillot de bain qui prend le soleil sur un nénuphar, et un bref sourire revient.
Très vite pourtant, c'est mon bide qui se rappelle à moi !!...

(d'autres photos à venir + tard ....)

2006-12-06 12:38:55 : ENTRE FOLLE ILLUSION & FAUSSE DECEPTION : mon 4e marathon ! (Acte I) - 6 photos - 25 réactions

Préambule :

Bref retour en arrière : La Rochelle, 27 novembre 2005.
Un second marathon, décidé un peu sur un coup de tête !... après avoir couru le 1er en Normandie exactement 8 semaines avant (2 octobre 2005).
C'est à la faveur de l'enthousiasme de mes amis de LA Rochelle, avisés de mon 1er marathon, et qui m'incitent fortement à venir, que je me dirais, si tu le sens, vas-y !! Au début, j'me dis, hey ho, t'es pas bien : l'objectif au départ c'est le MdP 2006 ! Va pas griller tes cartouches.
Mais comme je tiens une forme exceptionnelle à l'automne 2005, je me laisse peu à peu griser et l'idée fait son chemin. Sans suivre un "plan spécifique", je m'entraine dans cette perspective (lecture assidue de JI pour puiser de précieux conseils), en allongeant notamment mes sorties du dimanche. Mes bonnes sensations sont confirmées lorsque le dimanche précédent, je "bats" mon record sur 10Km dans le XVIIe, où je finis 2e F et 2e SEF derrière MarieL que je ne connais pas encore, même si nous échangeons quelques mots sur le Podium.
En bref, je m'aligne à La Rochelle sans autre perspective que de finir et de faire au moins le même chrono qu'au Havre. Je n'envisage pas de faire moins bien, même si je n'exclue pas totalement cette possibilité, vu la proximité des 2 épreuves. Bref, je n'ai pas trop la pression. Sinon, que je serais totalement seule de bout en bout.
Finalement, malgré 2 énormes coups de mou au 25e et 35e Km, et alors qu'un moment, même si ça me paraît surréaliste et présomptueux, je caresse l'espoir totalement fou (confortée par les temps prévisionnels d'arrivée qui s'affichent) que je pourrai finir en moins de 3h, je suis "grillée" par le Lièvre des 3h, Fabien MANZANARES (rencontré la veille à l'Encan lors du retrait des dossards), auquel je ne parviens pas à m'accrocher passé le 36e/37e Km.
Arrivée à l'arraché sur des pavés casse-pieds, au sens propre comme au figuré, avant de fouler ce tapis bleu atlantique, pour, en 3h01', franchir le portique fatidique.
Déjà, je fais ce pronostic de faire chavirer la barre "mythique" des 3h ............
Je n'avais pas idée alors qu'un an après, ici je reviendrai, relever à nouveau ce défi insensé de vouloir, à tout prix, franchir cette satanée "barrière" !

Le contexte de mon Marathon "La Rochelle Bis", édition "peau neuve" 2006 :
Fin du Printemps, tendinite qui dure et s'installe (depuis Février 2005, je cours avec en continu), puis contracture/tendinite (??) au psoas gauche, à 3 jours de la Course du château de Vincennes, qui me contraint à l'abandon, et qui elle aussi se fait un "nid douillet" pendant presque 2 mois, "couple infernal" qui s'installe, me handicape tout au long de l'été et rend totalement improbable la possibilité de courir un marathon automnal ( et de renouveler les "exploits" du cru 2005) . J'ai déjà, à regret, décliné, fin mai, à cause de ces "blessures", l'offre inespérée qui s'était présentée de récupérer, pour cause de désistement, un dossard pour NY novembre 2006 !!!!
Retour de vacances, fin août 2006, pas d'amélioration ! C'est même pire on dirait !
Gros coup au moral lorsque je tente, un dimanche matin, une première sortie "longue " en préparation des 20Km de Paris. Au bout de 15km à peine, obligée de marcher, le tendon fait des siennes au-delà du supportable. Je repartirai tant bien que mal après avoir marché pendant près d'1Km. Même les 20 km me semblent alors fortement compromis et je me vois déjà devoir y renoncer et ranger au fin fond du placard runnings, cardio et autres shorts et cuissards ! POur la suite, vous savez déjà si vous avez un peu suivi mes tribulations. Séance de rattrapage pour ceux qui auraient raté le 1er train, ici : http://lapepite.courseapied.net/billet.php?idbillet=2496

C'est donc, forte de ces premières bonnes sensations, et à nouveau sous l'impulsion de mes amis Cath & Robert qui m'ont déjà réservé ce WE de nov. ( de toute façon, tu viens que tu cours ou pas, on t'attend et on ira encourager les marathoniens) que j'ai l'audace malgré tout d'aller zieuter sur le site du marathon de La Rochelle afin de m'assurer qu'il est encore possible de prendre un dossard. Bingo : pas d'hésitation, je réserve en ligne. Il me reste un mois et demi pour boucler une prépa ; si je sens que ça peut passer, je me donnerai cette chance, sinon, je ferai sûrement un ou une heureuse qui récupèrera un dossard in extremis.
Les bonnes sensations se confirmeront et, "miraculeusement ", Achille talon se fait progressivement totalement oublier, et même le pincement qui subsistait du côté du psoas finira par s'éclipser discrètement lui aussi. JE me sens "revivre" : courir sans avoir mal nulle part, j'avais presqu'oublié!
A moi La Rochelle !! Tremblez pavés et quais, à nouveau affublée de mes Mizuno Wave précision, qui ont pour l'occasion quelque peu changé de parure, je viendrai derechef vous fouler.

Pré-course :
J-15 : 2 semaines de folie ….. je jongle avec le boulot et l'entrainement que je ne veux pas sacrifier car les sensations sont bonnes. Et + on me "pompe" au boulot et + ça me motive pour me donner à fond et me dire que toute mon énergie n'y sera pas sacrifiée. Mais du coup, ça cogite sec. Je fonctionne à l'adrénaline et au stress. Les séances me permettent paradoxalement de décompresser et de recharger les "batteries" pour affronter le taff. J'assurerai sur les 2 fronts, il le faut.
Nuits courtes de chez courtes, coucher à plus d'1h/1h30 du mat & des réveils intempestifs à 5h/5h30 du mat seront légion
A quelques jours de l'échéance, les doutes et les questionnements habituels reviennent : n'ai-je pas été présomptueuse et mis la barre trop haute ? Serais-je au RDV que je me suis fixé? La tête y est à fond, oui je le veux, oui je sais que je le peux, j'en ai les capacités, mais justement aussi, il semblerait que c'est précisément lorsque je me fixe un objectif précis que l'atteindre est difficile, voire impossible.
Alors quoi ?? En effet, si je regarde bien à l'automne dernier, chacun des chronos que j'ai fait tomber n'était jms programmé, autant recherché, espéré que celui de cette année, alors je me demande si ce n'est pas psychologique tout ça : est-ce que quelque part je ne "m'autocensure" pas, jugeant moi-même inconsciemment que je vise des objectifs qui ne me seraient pas destinés ?? Mais oui c'est ça, trouve toi des excuses La Pépite!! Allez qui cherches-tu à convaincre ainsi, si ce n'est toi-même ??
Et puis, faut quand même pas trop se leurrer, même si les sensations sont revenues, les derniers chronos réalisés sur les 20km de Paris mi octobre, et la semaine d'avant , sur le 10 Km des Boucles du XVIIe , même s'ils me rassurent un peu, ne me laissent qu'une faible, voire déjà une impossible, marge ...

Mais je veux y croire quand même !! En dépit de tout. Et si je le faisais ce moins de 3h, là, ici et maintenant, aujourd'hui ce 26 nov.2006, comme un pied de nez aux sournoises blessures qui ont cru avoir raison de mon envie de courir…… de ma liberté …..
Tu te souviens Enzo comme je proteste encore quand tu tentes habilement de me convaincre, samedi, à coup d'arguments bien pesés que je rechigne pourtant à entendre, que ça va être dur de la faire "péter" cette maudite barre des 3h ; Tu veux me "préserver" d'une trop grande déception, diras-tu pour te justifier et répliquer à mes protestations de "vilaine gamine" qui ne veut pas entendre. Même si au fond de moi, j'sais bien que t'as sûrement raison, je vais quand même pas te l'avouer !! ET puis, si un p'tit coup du sort faisait pencher la balance du bon côté. On se raccroche à n'importe quoi, tout est bon pour devenir "ton grigri" du jour !!!
Tiens mon N° de dossard: 229, que j'interprète comme un "bon signe". En effet, si j'additionne chacun des chiffres, la réduction me permet d'obtenir le chiffre 4 (2+2+9= 13 ; 3+1= 4, tout pareil que la réduction de mon jour de naissance , le 31, ou même encore l'addition de tous les chiffres qui composent ma date de naissance!! ) 4 : mon chiffre élu fétiche . Et puis, La Rochelle 2006: c'est au départ de mon 4e marathon que je vais m'aligner.... Ah ben ça, pour sûr c'est du signe ma Bonne Dame !!! NAN, Nan pas toi LA Pépite!!! pfffff, mais à quoi on se raccroche.......

Bon allez, j'abrège, je vous épargne, si si j'vous assure .
Déjà, je sais que vous allez me maudire à la vue de ce qui suit …. P'tain, elle fait fort La Pépite ! ça a intérêt à valoir le coup au moins son truc !!! bon ça y est ?? elle enchaine, elle nous le raconte enfin son marathon !!

Oui, oui j'y viens.


2006-11-30 15:17:16 : Défilé d'Autruches - 6 photos - 25 réactions

Allez pour fêter l'intronisation de la nouvelle "recrue", et non des moindres, j'ai nommée la Belle BLUE EYE, nous autres KWakeuses avons revêtu nos plus beaux atours pour notre défilé de Noël
;-)))

Tous les billets

www.courseapied.net - info@courseapied.net