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2007-09-25 18:36:20 : Mon 1er Triathlon , format Découverte : 20e Triathlon Audienca La Baule 23 sept 2007 - 28 photos - 44 réactions

J'ai adoré l'ambiance sur ce 1er Tri, la météo a été avec nous malgré quelques gouttes au moment de se mettre à l'eau, grand beau, pas de vent ... conditions optimales pour ne prendre que du plaisir.
Je n'avais aucune autre pression que celle que je me suis mise à moi-même, soutenue, coachée, conseillée et encouragée à fond par mon meilleur supporter : mon quadruple IronMan de Loulou.

Objectif :
aller au bout avec un max de plaisir.
Dans ma tête quand même, au gré des entrainements, je dois l'avouer, je faisais des calculs, j'additionnais les temps probables sur chaque discipline, et je me disais qu'un petit 1h30' pouvait être dans mes cordes (répartition idéale :15'/45'/25', le bonus pour les transitions et un peu de latitude), mais je laissais place à l'aléa possible et voulait juste profiter de chacune des disciplines en tâchant d'être au mieux sur chacune.
D'ailleurs, dimanche matin, un petit 1h40' maxi me semblait peut-être plus réaliste….

Samedi après-midi :
retrait des dossards, (N° 100 pour moi), la pression monte en même temps que l'envie croissante d'en découdre enfin, surtout lorsqu'on assiste in live, sur notre terrain de jeu du lendemain, à la Finale du Grand Prix de la FFTri avec les plus beaux athlètes présents (Frédéric Bellaubre, Poulat, Sudrie... Delphine Pelletier...).
Sorte de répétition in vivo pour repérer le parc à vélo, là où on sortira de l'eau et le parcours à faire pour rejoindre le parc à vélo, le sens entrée/sortie pour les enchainements, les gestes à faire, les p'tits trucs à prévoir pour gagner du temps lors des transitions, …..
On se prend alors à croire qu'on pourrait être à leurs côtés, ça à l'air tellement facile !!!
Samedi soir :
pasta party au camping L'Eden, avec toute la bande, nous sommes plus d'une vingtaine, supporters et concurrents : 4 s'aligneront dimanche matin sur le Découverte (500m natation, 20Km vélo et 5 Km CAP), nous sommes 2 novices, les 2 autres filles l'ont déjà fait l'année dernière ; ils seront 8 à s'aligner l'après midi sur le Courte Distance (1500m natation, 40 km vélo et 10 Km CAP).
Ambiance décontractée et festive, certains s'abreuvent d'anti-oxydants peu orthodoxes!!

Dimanche matin :
Réveillée avant l'heure, je me rappelle en boucle ce qu'il ne faut pas oublier, l'ordre dans lequel je devrais me changer et mettre dossard, chaussures, casque et lunettes….. répétition générale en boucle. Je me lève, file prendre une douche et m'habille méthodiquement. Le choix de la tenue a été facilité par la météo annoncée : j'enfile le shorty vélo, le cardio et la brassière CAP que je peux garder sous la combi et qui feront l'affaire pour le vélo et la CAP. Ainsi, pas d'habillage à prévoir lors des transitions, juste les chaussettes et runnings à enfiler, puis le casque et les lunettes. L'avantage avec mon VTT et mes pédales "normales", pas de changement de chaussures, donc gain de temps assuré.
La puce est placée sur la cheville gauche. Cheveux attachés. Montre déjà au poignet.
J'avale un thé et un petit pain de céréales. Je vérifie 3 fois au moins que tout est dans mon sac : dossard déjà accroché au porte dossard, t-shirt avec grande fermeture devant à enfiler s'il fait frais pour le vélo, la serviette, des gels, le casque, le bonnet fourni pour l'épreuve, les lunettes de natation et celles pour le vélo, bouteilles d'eau, épingles si nécessaire, 1 2e paire de chaussettes, du change pour après, le maillot de bain quand même, un 2e short …. Tout y est
8h : Nous sommes prêts comme prévu, nous embarquons et filons, dans une ambiance pas trop tendue, vers le point de départ.
Arrivés sur place, on débarque les vélos, petit tour de vérif pour moi et pour caler le dérailleur sur la bonne position.
On se dirige tranquillement vers l'entrée du Parc à vélo, quelques photos souvenirs, nous sommes quasiment les premiers sur le remblai encore tranquille.

Entrée dans le parc, casque bouclé sur la tête, sous l'œil vigilent des arbitres. On s'installe, je suis à côté de Vanessa, elle me prodigue ses conseils, elle qui l'a déjà fait l'année dernière, ça rassure de ne pas être seule, je regarde comment elle place ses affaires et je fais pareil. Serviette posée à plat parterre devant le vélo, 2 gels posés dessus, chaussures juste à coté, bien ouvertes avec les chaussettes dedans, casque enfilé sur la poignée et lunettes posées dedans, porte dossard clipsé sur le cadre du vélo.

Là, ma copine Valérie, ancienne parisienne, installée à Nantes depuis 5 ans maintenant, Kiné de son état, que j'avais contactée et qui accompagne un copain qui se lance également sur son 1er tri, me rejoint mais de l'autre côté de la barrière, pas le droit pour elle de pénétrer dans le parc à vélo. Il est convenu qu'elle doit me masser avant le départ !!! Eh oui, c'est ça le privilège d'avoir une bonne copine Kiné sur place ! Je sors la rejoindre et nous avisons un petit parapet où elle entreprend de me masser cuisses et mollets sous l'œil envieux de concurrents mâles, puis les cervicales et le haut des épaules histoire de parachever l'échauffement de l'athlète !! ;-))
Avec tout ça, si je ne performe pas !!!

Retour dans le parc, j'enfile la combi, essayage du bonnet et des lunettes de bain avec les copines avant de rejoindre le bout du parc à vélo pour le briefing.
Déjà, il faut descendre sur la plage, les bouées jaunes délimitant notre parcours ont été positionnées sur l'eau et un scooter va décrire notre parcours. Quelques minutes à peine, et nous voilà toutes devant la ligne du départ. La tension monte … et hop coup de feu, c'est parti.

On court vers l'eau, aucune hésitation pour se jeter dedans, ça bouscule, je ne trouve pas ma place mais je parviens à me jeter dans le bouillon.
Dans ma tête, même si je ne m'attendais à aucun exploit de ce côté-là puisque je partais pour le faire en brasse coulée (et pis seulement 3/4 mois d'entrainement ne font pas de miracles), je n'imaginais quand même pas que la natation serait horrible à ce point là !! Pourtant, je m'attendais bien aux bousculades, coups de pieds, de bras, à boire le bouillon…. on m'a tout bien raconté, j'ai lu les CR …… mais je pensais quand même, après cette sorte de rite de passage, pouvoir faire une moitié de parcours à peu près correcte. Forte de mes entrainements quotidiens en mer cet été dans une eau plus qu'agitée, j'imaginais être préparée à ça, au moins dans la tête …
La réalité sera tout autre !!
Impossible de trouver mon souffle, pourtant je me convaincs de ne pas paniquer, j'essaie en vain de reproduire ce que j'ai fait en piscine et même en pleine mer cet été, je tente de mettre la tête sous l'eau pour retrouver des mouvements et un rythme que je suis censée connaître, retrouver cette familiarité d'un geste qui me permettra peut-être de reprendre mes esprits, mais impossible d'aligner 3 mouvements de brasse corrects. Je me contente donc d'un semblant de brasse, tête hors de l'eau, mais je ne parviens même pas à étendre les bras, mes jambes tentent elles aussi des mouvements approximatifs. Par 2 fois, je copie les copines de galère et je fais du dos crawlé pour retrouver un semblant de souffle….Je me demande comment je vais sortir de là, en venir à bout, j'ai l'impression de faire du sur place. A quoi bon s'être entrainée me dis-je, tout ce speed le soir, après le boulot pour arriver à caser la séance quoiqu'il arrive pour un si pitoyable spectacle!!! Tout ça pour ça !!! Quelle ironie que d'avoir cherché à grappiller quelques secondes, séances après séances, sur ces répétitions de 400m et 500m enchainés
Pourtant, je finis par virer à la première bouée, puis la 2e, et là devant je vois la plage, aller tant pis, fais comme tu peux, malgré le souffle court et cette impression d'être opprimée dans la combi que je teste pour la première fois in situ. Je vous dis même pas tout ce qui passe par la tête, ça turbine sec là dedans!
Dès que je peux poser le pied parterre, je le fais, je finis par sortir de l'eau, à bout de souffle...Je sais que je ne suis pas la dernière mais il n'y a plus grand monde derrière.
J'entends et je vois Vanessa … je pensais qu'elle était déjà loin devant. Je ne sais plus ce qu'elle me dit mais ça ressemble à quelque chose de réconfortant !
Mais là, maintenant, plus de temps à perdre, pas le temps de tergiverser ou de s'apitoyer, ça c'est fait !!!
Il faut tenter de regagner les précieuses minutes qui ont été englouties par l'océan !!
Alors, comme je l'ai vu si souvent faire et hier encore, j'arrache les lunettes, le bonnet, je dégrafe le col de la combi, tout en trottinant vaguement sur le sable, j'attrape le lien qui me permettra de libérer la fermeture et enfin je parviens à dégager chaque manche, tout en grimpant dans le sable mou vers les quelques marches qui m'amèneront au Parc à vélo. Je réalise que je suis sortie de l'eau et je clique sur le chrono, j'entraperçois un 18' quelque chose. Pffff!!!
Là, les encouragements de mon chéri, repéré grâce à sa crécelle infernale, à qui je renvoie une brève grimace en râlant un "c'est horrible", me revigorent un peu : allez ouste La Pépite, pô grave, on enchaine, le vélo ça va le faire !!!
Déjà, je me remémore les choses à faire dans l'ordre pour ne rien oublier : finir de s'extirper de la combi, les pieds à sécher vite fait, enfiler les chaussettes, les chaussures à lacer, le dossard à placer sur le dos, le casque, jugulaire bouclée et enfin les lunettes et hop le vélo en main, on court vers la sortie.

Après plusieurs centaines de mètres (et oui j'ai le N° 100, donc idéalement placée pour sortir du parc en vélo et pour la CAP, mais c'est autant de chemin à parcourir pour regagner mon emplacement), j'arrive à hauteur de mon vélo. Je lâche lunettes et bonnet dans le sac ouvert, les pieds sur la serviette, je finis de me dégager de la combi, ça va je ne me bats pas trop avec elle, je la plie vite fait pour la poser sur le sac; séchage approximatif des pieds et j'enfile les chaussettes, puis les chaussures que je lace au plus vite (ah si j'avais eu les FreeLace sur cette paire-là !!), j'attrape le porte-dossard attaché sur le cadre du vélo et je le clipse, là je prends le temps d'avaler une gorgée d'eau claire histoire de me débarrasser de ce goût de sel tenace dans la gorge. Pas le temps de prendre un gel que j'avais sorti près des chaussures au cas où. De toute façon, je me sens à peu près bien maintenant. Allez hop le casque: évidemment je ne parviens pas à boucler la jugulaire du premier coup. J'attrape les lunettes et je les mets, immédiatement elles s'embuent, je les remonte sur le front le temps de quitter le parc. J'extirpe mon VTT de son emplacement et tache de maîtriser ma monture stable jusqu'à la ligne que j'atteins en petites foulées.

Sous l'œil attentif de l'arbitre qui vérifie que tout est ok je passe la ligne et j'enfourche maladroitement le vélo.
Allez je pédale, à fond tout de suite. Là c'est tout droit sur le remblai, les signaleurs nous annoncent les 2 ronds points à contourner, attention chaussée un peu glissante à cause de la petite pluie qui est tombée quand nous étions à l'eau. Je les aborde en confiance et ralentis à peine, juste de quoi les passer sans encombre en compagnie d'autres concurrents. Déjà on aborde le rond point où l'on tourne à gauche pour abandonner la ville. Je me grise déjà de la vitesse acquise mais ça commence à grimper, bon pas une cote sévère mais un bon faux plat qui nécessite une adaptation des vitesses. Ça continue de grimper un peu, mais je parviens à trouver mon rythme. Tiens, Sylvie que je croyais déjà devant me double, elle file, je ne la verrai plus. Ensuite ça s'enchaîne assez vite, nous sommes déjà sur une route de campagne, c'est agréable. J'ai un bon rythme et même si je me fais allègrement doubler par des hordes de mecs aux vélos légers, je parviens à gagner quelques places. Ca me met en confiance et je me dis que malgré mon VTT, je ne démérite pas. Dès que ça monte un peu, j'envie quand même ceux dont les vélos paraissent tout de même mieux adaptés à ce genre d'effort. Tant pis il faudra faire avec. Je n'ai aucune idée du chemin parcouru car je n'ai pas de compteur … à l'approche d'un virage serré, je ralentis et mes freins crissent, pas discrète la minette ! Je pédale, je pédale et les cuisses commencent à chauffer mais j'y mets tout mon cœur et je suis vraiment bien. J'espère juste ne pas trop me griller pour la suite mais je ne veux pas m'économiser. Je sais que je pourrai gérer la distance. Vraiment, je prends un max de plaisir d'autant que je continue à remonter encore quelques concurrents. Je pense à boire régulièrement. Dès que ça descend, je fonce, pas question de freiner. Toutefois, à un moment, sensation bizarre : je me sens toute ratatinée sur mon VTT et je sens mes mouvements un peu courts ….. je réalise alors que ma selle s'est totalement enfoncée !!!Ah non, pourquoi ça m'arrive aujourd'hui ??? !!! Mais pas question de m'arrêter, je juge qu'il ne doit pas rester tant de Km que cela et je terminerai ainsi, en pestant pourtant et en me promettant que sur le prochain tri, j'aurai un vélo digne de ce nom pour pouvoir me donner à plein. Dès qu'un faux plat me gêne un peu du fait de ce manque d'amplitude, je compense et je relance en danseuse. Déjà, nous regagnons la ville, un ou deux ronds points encore, et ça y est, à nouveau le remblai sous le soleil éclatant. Je fonce autant que je peux. Je sais que c'est la fin, déjà, presque à regret ... mais je sais aussi que je vais retrouver ma discipline favorite.
Là je vois déjà ceux qui courent, j'arrive presqu'à hauteur de ce qui est la ligne de départ pour la Cap et j'entends Eric qui me crie "'allez LA Pépite!". Il faut encore remonter tout le long du parc à Vélo en ralentissant, pour entrer au bout. Encombrement sur la ligne où il faut poser pied à terre, on gère l'espace. Remontée à petites foulées du parc jusqu'à mon emplacement, je renquille le vélo dans son emplacement, je jette le casque sur le sac, je suis prête, juste à tourner le dossard pour qu'il soit devant et je file.

Sur la ligne, je clique à nouveau le chrono, pas le temps de voir quel temps j'ai mis sur le vélo, juste le temps cumulé qui affiche 1h08' (en fait, j'ai mis un peu plus de 43'). Allez là, je me dis pas de latitude, tout juste les 22' que je me suis accordée pour boucler ces 5 Km. Vu la forme de ces derniers temps, je ne peux pas être plus ambitieuse. Les premières foulées sont lourdes, mais peu à peu je trouve un rythme agréable et déjà, quel plaisir, je remonte un à un les concurrents qui me précèdent. Pas de repère km, je sais juste que c'est un AR de 2,5km, donc faudra jauger au demi-tour qui marquera la mi-parcours. Là vraiment je suis dans mon élément, je trouve un bon rythme. Je ne force pas trop tant que je ne suis pas sur le retour. Quand j'aperçois le petit panneau qui annonce le demi-tour, brève vérification du chrono qui m'annonce que je suis dans le tempo, le cardio n'est pas dans le rouge, tout va bien. Juste au moment de tourner pour aborder la 2e moitié, je rejoins Sylvie, on échange 2 mots et je file. Tant pis, je la joue en solo, mais je sens que je peux encore relancer. Là, maintenant, il ne faut plus rien lâcher et j'allonge progressivement mais prudemment la foulée. Je remonte encore pas mal de concurrents, ça fait du bien, je trouve ma revanche par rapport à la natation et le léger sentiment de frustration que m'a laissé le vélo. Quand j'aperçois enfin le haut du bâtiment en forme de casquette qu'Eric m'avait dit de viser comme repère, je sais qu'il n'y en a plus pour longtemps, alors encore une fois je relance un peu plus, et là, je double encore. Enfin, j'aperçois l'arche d'arrivée et sur les 500 derniers mètres, je lâche tout dans un dernier sprint. Je passe la ligne alors que le chrono officiel affiche bizarrement un temps de 1h22', je sais que c'est impossible. Je clique sur mon chrono en franchissant la ligne et lui m'annonce un temps total de 1h30'27".
YEEESSSS, mission accomplie me dis-je. Je vérifie mon temps sur la course à pied : 21'34"14 à mon chrono. Bingo, juste dans le tempo, mais déjà je me dis que j'aurais pu mieux faire sans doute, m'arracher un peu plus !

Je récupère assez vite, et je me dis ça y est je l'ai fait !!!
Déjà le sentiment que c'est trop court, finalement c'est passé trop vite !!
Bon, je suis vraiment très déçue par la natation, sentiment d'être passée totalement à côté, d'avoir subi en permanence, pour le reste que du bonheur.

Je suis vite rejointe par Sylvie, ravie elle aussi, qui redoutait tant la natation, après avoir renoncé à s'inscrire à nouveau sur le CD uniquement à cause de ça.
Elle m'apprend que Vanessa est tombée dans un des premiers ronds points … mais elle est repartie. D'ailleurs je l'ai croisée en courant. Elle nous apprendra qu'une concurrente maladroite l'a faite basculer, heureusement dans un parterre de fleurs qui a amorti sa chute, c'est le vélo qui a morflé, mais elle est vaillamment repartie.
Ensuite, on échange les sentiments, mon Loulou, hyper fier, me félicite. Quel supporter, toujours hyper positif !! il a été là dans tous les moments de doute, il m'a accompagné à chacune de mes sorties vélo, quitte à doubler les siennes ! Il m'a rassuré à chaque interrogation, a assuré l'entretien et le réglage du vélo et surtout, m'a prêté sa super combi de triathlète accompli !!
Bref, un soutien infaillible et ô combien précieux !

Mais il faut déjà libérer le parc à vélo pour laisser les Juniors s'installer ……et faire un AR vite fait au camping pour récupérer ceux qui vont faire le CD et que ceux qui nous ont supportés ce matin, s'équipent.
Et nous voilà de nouveau sur le remblai de LA BAULE pour assister à leurs exploits. Je les envie !! Ah, si ce n'était l'écueil des 1500 m de natation à parcourir, les 40Km de vélo et 10 Km de CAP ne me font même pas peur et je les rejoindrai bien !!!!
Mon Loulou est tout à son aise !! et je suis fière d'être là avec lui, à moi de l'encourager maintenant.
Il sera plus qu'à la hauteur: trop faciles pour lui la natation et le vélo (217e sur 665 classés)!! et, malgré son peu d'entrainement CAP ces derniers temps à cause de sa tendinite à l'ischio, il boucle son 10km, tout sourire, en 44' et quelques, soit mieux que moi sur mon dernier 10 Km de Lille le 1er sept !!!!!!

C'est grâce à lui que j'ai pu vivre cette merveilleuse aventure, dans des conditions aussi confortables, moi qui croyais ne jamais accéder à cette discipline qui me fascine depuis tant d'années!!
Mais je n'ai pas dit mon dernier mot !! Déjà j'ai mis une option pour revenir à La Baule l'année prochaine, et je remets ça, le 7 octobre à Rambouillet, plus tranquillement a priori puisque ce sera 450m de natation en piscine (celle où je venais en scolaire dans mes jeunes années !!), 17km de vélo (ça va faire trop court encore!!) et 5 Km de CAP. A suivre donc …….

Au final, les chiffres officiels, ça donne :
Un chrono final de 1h30'29" /// 639e place (sur 916 classés) / 24e cat S4F
Natation 500m +T1 : 22'25" - 803e place
Vélo 20Km + T2 : 46'30"- 759e place (+44places)
CAP 5Km : 21'35"– 639e place (+120 places)









2007-02-11 18:27:46 : MES FOULEES du VIIIe ..... en spectatrice/reporter - 36 photos - 17 réactions

Ah, ça m'a bien titillé toute la semaine de les faire ces 10 Km du 8e... Mais la sagesse l'a emporté, surtout après les montées des Buttes Chaumont hier. Et puis,pas eu le temps de me poser pour bien récupérer hier après-midi & couchée bien trop tard ..... ou trop tôt ce matin, pour raisonnablement envisager de s'aligner. Je n'aurai pas l'audace de Mister SEDEF qui enchainera brillamment les 2 courses dans le WE.
Je rejoins donc la ligne d'arrivée à petites foulées, armée de mon canon pour tirer le portrait à ceux qui vont battre le pavé ce matin, sous une belle pluie glacée (en tout cas pour ceux qui ne courent pas !!) qui commencera à fondre sur nous à peine le départ donné pour s'arrêter ,comme par hasard,au moment des arrivées!
Sont donc présents ce matin, dossards bien accrochés : SEDEF, Wimm, Doumé, Philippe et Squirel.
Pour les encouragements & les photos, JPII alias Le Fonz m'accompagne et le renfort viendra de JONK, accompagné de son fils.
Ca tourne vite dès le départ, malgré les bonnes montées et d'emblée Philippe se place très vite en 5e place, rapidement suivi de SEDEF, puis Wimm, enfin Doumé et Squirel qui n'ont pas démérité.
Au final, Philippe termine 5e en à peine +de 35', SEDEF , impressionnant, bat tranquillement son record en 37'18" et fait son Second podium du WE, 2e VH2, Wimm passe la ligne en 39'59", mission accomplie en toute simplicité et apparement facilement, avant de filer faire un match de Volley, Doumé en 43' et quelques et Squirel en 47' je crois.
Bravo à tous et mention toute spéciale à Mister SEDEF dont les piles ne s'usent jamais!!
Mais + que des mots, je sais que ce sont les photos que vous attendez......
Pour info: la première Féminine, 1ere SEF également, Louise DALINGWTER (dont le nom n'est jamais loin du mien dans les classements, et sur lequel enfin, je met un visage) finit en 41'09 ..... j'aurais p'têtre pu faire un truc!! Mais pas de regret ... il ne faut pas courir trop de lièvre à la fois ... et puis ce matin, honnêtement les jambes étaient encore lourdes.

2007-01-03 19:18:29 : 2007 entamée : 1ere séance sur piste pour La Pépite - 0 photo - 24 réactions


1ère séance sur piste de l'année, c'est décidé, faut pas rigoler.
Faber fermée jusqu'au 6 janvier, piste de rechange à trouver,
Pas question de négocier pour faire une séance "trafiquée",
Le parc Monceau et sa "piste" approximative seront, pour l'occasion, boycottés !
Aussi, sans désemparer, par le Jonk conseillée, direction Stade des Poissonniers.
Carte Mappy en mains, je pars de bon matin,
Pleine de bonne volonté, à la recherche de la piste convoitée,
Je découvre à proximité de chez moi des contrées jusque–là inabordées.
Le quartier s'éveille : primeurs déjà levés pour, leurs étals, installer,
Fumets de croissants et autres viennoiseries, mes narines viennent titiller.
Mais pas question de "dériver", sur la piste j'irai fractionner.
Après quelques hésitations, j'avise une passante afin de me faire aiguiller,
La malheureuse me fera, à tort, chemin rebrousser...
mais l'esprit pas totalement embrumé, je m'aperçois bien vite de la méprise
Un bref coup d'œil sur mon approximative carte et me voilà réorientée.
Devant la grille arrivée, je devrais, au gardien vigilant, patte blanche montrer,
Pour que le lieu enfin atteint, je puisse gagner la piste à fouler.
Juste le temps de faire un tour de piste pour prendre mes repères : c'est MarieL que cela ferait bien rigoler !!
Des 1000m et des 500 m à enchaîner, y'a intérêt qu'ils soient bien ajustés!

Allez, j'me lance, au propre comme au figuré,
A mon tour de vous livrer ma séance chiffrée:

Séance planifiée = 2x1000m en 3'54", R 1'15"
6x500m en 1'57", R 1'05"
Je me rends tout juste compte que j'ai totalement involontairement zappé le dernier 500, je n'en ai fait que 5 !!!

Bilan du massacre :
1er x 1000m : 4'01"26
R= 1'26"11
2e x 1000m : 3'59"36
R= 1'25"11

1er x 500m :2'00"03
R=1'08"22
2e x 500m : 1'59"04
R= 1'00"36
3e x 500m :1'58"35
R=1'00"44
4e x 500m : 1'59"79
R=1'06"40
5e x 500m : 1'57"06
R2'05"77
Retour 18'18" avec, en prime, un final en montée pour s'achever en beauté !

Mon analyse :
A moitié déçue : j'ai (presque) fais la série (vraiment trop bête d'avoir raté le 6e 500 m) et même si ça a été dur, les 1000m surtout (seule c'est quand même hard de se donner le p'tit coup de booster qui te fais grapiller les 2/3 secondes fatidiques) , je l'ai faite.
Les chronos sont à ajuster, c'est sûr. Pas question de rester sur de l'à peu près
Mais je suis repartie contente puisque j'ai pas lâché malgré mon insatisfaction et mes doutes au vu des temps sur 1000. Pour m'accrocher , je me suis rappelée les conseils de Nico lors du dernier test VMA (me servir de tous mes appuis, càd bien dérouler , tirer sur les bras mais en arrière, pas sur le côté... )
Et puis, j'avais un peu d'appréhension car je commence à sentir une légère "tension" dans le tendon d'Achille gauche (retour de la tendinite infernale ??? c'est à cette période que tout avait commencé l'année dernière...)
Je n'ai rien senti pendant la séance, mais au toucher ensuite, il est un peu "sensible" et là, il se fait méchamment sentir le fourbe !
Ce soir je vais glacer par précaution .

Bon, je n'ai pas encore résolu "mon pb" avec la piste : elle me terrorise encore, mais je n'ai pas dit mon dernier mot Jean-Pierre, Va falloir que je finisse par l'apprivoiser, non de non !

2006-12-08 13:13:42 : ENTRE FOLLE ILLUSION & FAUSSE DECEPTION : mon 4e marathon ! (Acte III) - 12 photos - 26 réactions

Bon, je poursuis donc .... vous vous souvenez?
1/3 temps : il reste le dernier tiers (Nan, nan, pas le provisionnel, celui qui fait mal !!),
juste les 14,195 derniers Km à courir !

********************

Au 28e Km, je pense à Fred en me disant ça y est, les 2/3 sont bouclés, plus que 14 km et des brequilles, on va pas chipoter pour 195 m non plus.
"Merde" ! Me dis-je aussitôt. Fort à propos Melle La Pépite!! : ça tourbillonne de trop là dedans, ça ne tiendra pas encore 14 km. Alors quoi? j'abandonne ?? Forfait, pour des entrailles qui ont décidé de me faire un coup de salsa ?? Je n'écarte pas totalement cette hypothèse, tant mon ventre me cisaille, même si je ne veux pas y croire. Non, pas ça, pas aujourd'hui!
J'ai envisagé, pour la 1ere fois de ma "courte expérience" de courses en compétition, de devoir arrêter la course , en me disant pas la peine de te trainer pour faire un temps dont tu seras forcément déçue et qui ne sera en rien le reflet de ce que tu peux valoir. Et puis, je sens bien qu'à un moment, je serais contrainte d'arrêter définitivement ou au moins provisoirement.
Impossible de poursuivre dans cet état : même si la tête veut, c'est le corps qui résiste, qui commande et te "tient tête" justement !!
Parfois, il faut savoir lâcher prise ….
De toute façon, là plus le choix, il faut absolument que je m'arrête. Sûr que le chrono va le payer, mais vraiment pas le choix .........................car sinon, oh horreur, je....ferai sur moi!!!(désolée, hein, mais c'est vraiment ça!!)

ATTENTION AMES SENSIBLES S'abstenir !!
Episode scato !
je vous préviens, petit passage peu Glamour, …. Mais c'est aussi ça la réalité de la course !
Ca va encore une fois très vite dans la tête, pas le temps de tergiverser. Je sais que nous arriverons bientôt à nouveau dans ce petit Parc que nous traversons en zigzag avant de passer ce p'tit tunnel. Je sais que là, il sera impossible de bifurquer et s'arrêter discrètement : passages trop étroits entre la rubalise qui contient la foule amassée, aucun endroit paisible. Il faut que ce soit avant.
Je regarde, presqu'affolée de chaque côté, trottoirs bien propres et spectateurs m'empêchent d'envisager un arrêt de fortune. Je viens juste de passer la Rue de Jéricho que je scrute afin d'y repérer peut-être un recoin salvateur, rien de rien. A peine le temps de me demander : Jéricho, c'est quoi déjà? Ah oui les trompettes de Jéricho,.....non, non, ce n'est pas un tableau. Ah oui la Bible, n'est-ce pas ? Je n'en sais pas plus en fait !!!
Allez pas le temps de faire un quizz, Julien LEPERS et ses fiches jaunes ne sont pas là de toute façon, rien à gagner ici, Questions pour une Championne en perdition, ce sera un autre jour !
C'est là, alors que tel un Radar aux aguets, je cherche encore désespérément où je peux bien m'arrêter, que j'avise un panneau mentionnant, je vous le jure, ce n'est pas une hallucination "WC MARATHON". (D'ailleurs sur le plan de la course, c'est effectivement signalé)
Je ne vois rien qui y ressemble pourtant. Dans un accès de désespoir, je bifurque, brutalement et sans crier gare, sur la gauche. Je fais une belle "queue de poisson" à un coureur aperçu trop tard et à qui, en guise d'excuse, je lâche un vulgaire "p'tain faut que j'aille aux chiottes !!" Pas très élégant ça comme discours La Pépite !!!
Et là, je me retrouve sur un large trottoir en gravillon rose, face à une grille bleue, fermée à clefs, que je secoue en vain. Un terrain de tennis je crois. Mais où sont les WC annoncés ?? Rien qui y ressemble alentours. J'ai rêvé ou quoi ?? Alors que je cherche, littéralement affolée et prête à pleurer, quelque chose qui y ressemble, j'avise sur ma gauche, un léger renfoncement avec quelques haies autour. Je m'y engouffre et, ô ravissement, je suis cachée de la route. Je m'accroupis très vite et me déculotte, en me fichant pas mal de qui pourrait quand même apercevoir mon séant. Il perdra pas la vue de toute façon, et si ça peut faire divertissement, et bien que chacun y trouve son compte, au point où j'en suis ...
Et là, au moment où je réalise avec dégoût que je n'ai, ni papier, ni mouchoir, et que je cherche quelques végétaux pour venir à mon secours, j'avise 2,3 éponges qui jonchent le sol, jetées là, abandonnées sûrement par de précédents coureurs. L'une d'elles me semble "propre": elle fera l'affaire, faut pas jouer les princesses. Hop, je remonte mon short, personne n'a rien vu. L'honneur est sauf !

Je déboule sur la route et je repars, soulagée ;-)), avec ........ la hargne au ventre, même si je sais bien que là, pour le coup, le chrono est définitivement envolé.
J'ai bien cru voir la fin de la course arrivée pour moi et je "prie" (qui ? je ne sais pas ?? les dieux ou déesses des viscères, s'ils existent) pour que ça ne recommence pas.
Je tâche de me reconcentrer. J'me dis que j'ai pris la bonne décision, que je ne pouvais pas faire autrement et lorsque je déboule sur le Parc et que je vois ces spectateurs si nombreux, je suis convaincue que j'ai fait le bon choix. T'imagines si tu avais attendu et que là, au milieu d'eux, tu t'étais fait dessus ???!!!! Je n'ose imaginer la honte de ma vie que ça aurait été.
Allez, gare où tu mets les pieds maintenant, virages et revêtement aléatoire obligent à contrôler foulée et appuis pour ne pas glisser. Ce serait pas le moment de valdinguer !
Virage maîtrisé pour passer la poubelle avant de s'engouffrer dans ce mini tunnel. J'amorce pour la seconde fois, la p'tite côte qui nous en libère et qui m'avait tant tétanisée l'an passé. Un coureur que je dépasse s'étonnera même de ma foulée si alerte. Moi-même je me surprends, cette année, c'est passé sans souci. L'avantage sans doute de connaître le parcours et de pouvoir mentalement anticiper les quelques difficultés pour mieux les apprivoiser.
Je sais que juste après il y aura ce virage à gauche....et pas loin le 30e Km.
Martine est là, je sais que le ballon des 3h a dû passer, il y a bien longtemps déjà, et qu'elle doit se demander ce que je peux bien foutre à pas ramener mes fesses. Alors, je me sens obligée de justifier mon retard et je lui "hurle", en désignant mon ventre, que j'ai été obligée de m'arrêter. En même temps, je réalise que si elle comprend ce que je lui dis, là sans qu'elle sache tout ce que je viens de vivre et ben, elle est fortiche! Qu'importe, il fallait que je le dise, comme une sorte d'excuse de n'être pas là au "rendez-vous", pas dans les temps.
(elle me dira après, qu'elle n'a rien compris de ce que j'ai vociféré et que sa voisine lui traduira que "j'ai pas pu m'arrêter", ce qui lui paraîtra totalement énigmatique. S'arrêter ?? où ça ?? mais pourquoi elle devait s'arrêter La Pépite??? Quiproquo!!)
Je rejoue la même scène à Catherine, que j'aperçois quelques mètres après et qui elle interprètera, connaissant mon passif, que j'ai mal quelque part, au tendon peut-être. Du coup, elle s'inquiètera en pensant que je n'irais pas jusqu'au bout !!! Pfffffff, c'est malin, t'as semé la panique chez tes supportrices La Pépite!!
Là maintenant, ce que je feignais d'ignorer, comme pour conjurer le sort depuis un bon moment, ce sont mes mollets douloureux qui durcissent comme du béton. D'ailleurs, j'en vois qui s'arrêtent, déjà, brusquement stoppés dans leur effort et qui, visiblement sont atteints des mêmes maux, voire pire, la crampe qui paralyse.
Je repousse cette idée, j'irai au bout, je le sais, en tâchant de limiter la casse.... Ne pas y penser, c'est normal à ce stade de la course de ressentir les premiers tiraillements du corps qu'on n'épargne pas. Mais quand même, moi d'habitude ce sont les quadri qui chauffent et le haut des fessiers qui signalent l'effort auxquels je les contrains. Pas le temps de s'interroger et de faire de la physiologie, j'en serais bien incapable de toute façon.
Cours, cours encore La Pépite, ce n'est rien à côté de ce que tu as enduré les mois passés.

Je ne sais plus à quel km exactement, mais à un moment, j'avise une concurrente qui me dépasse, toute de bleu ciel vêtue, short et t-shirt assortis. Elle file un bon train, mais j'ai quand même le temps de remarquer que ses jambes et le bas de son short sont tous souillés comme si elle venait de courir dans la boue. Je m'interroge, le terrain est plutôt sec (nous courrons sur le bitume !!) et je ne vois pas où elle a pu passer pour se mettre dans un état pareil ?? Et là, je réalise soudain, avec effroi, vu la démarcation suspecte sur son short, qu'elle ……………..a dû connaître les mêmes soucis que moi mais qu'elle ne s'est pas arrêtée et s'est littéralement fait sur elle !! (ce que me confirmera d'ailleurs Gaëlle Bonnet lorsque nous discuterons après l'arrivée, laquelle a "assisté" à ce spectacle peu ragoûtant!!).
Je me dis que quand même un chrono ne vaut pas qu'on s'abaisse à ce point de perdre toute dignité et cela me conforte dans l'idée que j'ai choisi la bonne option en m'arrêtant.

Plus loin, je trouve un regain d'énergie grâce à l'orchestre situé après le Rond point de l'avenue de la Porte royale (enfin je crois que c'est là ??) qui entame un tonitruant "I Will Survive" ! ah ben, tiens bien sûr que je vais survivre! Tout est bon pour puiser quelqu'énergie enfouie je ne sais où.
Quand je passe sous le portique du 35e Km, le temps prévisionnel d'arrivée est encore de 3h04'. Tiens, tiens, encore le 4 qui me fait un clin d'œil ! Pour finir, ça m'irait bien ce chrono pour aujourd'hui, mais je sais qu'il reste encore 7 Km sur lesquels mon rythme va baisser inexorablement ….
Alors?? Qu'importe le chrono, concentre-toi La Pépite. Le seul maître mot désormais : rester "actrice" de ta course, ne pas subir et se laisser emporter comme ce que tu as vécu sur les derniers Km de Paris en avril 2006. Sentir que c'est toi qui cours avec ta tête, toute ton envie et ta volonté pour faire avancer tes jambes, et pas seulement te laisser "endormir", anesthésier, par un rythme mécanique.
Je suis sur cette route où tout à l'heure, la foulée encore aérienne, une des motos de l'organisation m'a suivie quelques instants. Le passager, caméra en main, a d'abord filmé mes pieds, puis "interviewée" lorsque, interloquée de faire l'objet de leur attention, et pour donner le change, j'avais osé fanfaronner : "et ben quoi, j'suis la vedette du jour alors ??". Le type m'avait d'ailleurs justement "recadrée" en me précisant : "Non, non, juste celle du moment!" Ben oui, t'es pas une "Star" non plus La Pépite !! Tout juste peut-être une p'tite étoile filante (tu te souviens Angelo ???)
Puis, il m'a questionnée sur mes sensations, le chrono que je vise.
Où seront mes réponses ?? et ces images "volées"?? Une vidéo peut-être, celle de la course, je n'en sais rien. Le motard et le caméraman ont filé vers une autre "star" du jour !!!
Et là, maintenant, à cet endroit, nouvelle surprise, de taille....

L'inattendu, c'est en effet Enzo qui me récupère.
Bizarre, me dis-je quand j'aperçois Baltha sur le bas côté et son père à vélo, et que ni 1, ni 2, pas le temps de souffler mot, Enzo m'emboîte le pas.
J'apprends que Baltha abandonne, crampes imparables. Tout va très vite.
Alors, je m'accroche à l'idée que si Baltha a "décidé" d'arrêter, c'est qu'il y avait une bonne raison valable et qu'il avait tout donné de ce qu'il pouvait auj. vu les circonstances d'avant course.
Alors, moi, qui maintenant, de manière totalement inespérée, "grâce" ou "à cause" de ça, "bénéficie" inopinément du support d'Enzo (j' vous assure que pendant plusieurs bonnes minutes, ça m'a fait culpabiliser grave !!), je n'ai, en aucune manière, d'excuses ou de raison de lâcher prise et de ne pas tout donner. Alors faut s'arracher encore plus La Pépite!!
Donc, au passage, un énorme Merci à BAltha, car indirectement, tu as aussi été "un bon support" sur la dernière partie de mon marathon.
D'ailleurs, quand Enzo, protecteur s'il en est, s'enquiert immédiatement de savoir si je n'ai pas de bobo, pas de souci physique, je lui réponds que non, non, maintenant tout va bien, je lui explique en 2 mots à peine mon ventre qui a tourneboulé, mais ça va, ça va, et pas un mot sur les mollets. Pas à lui ! Je ne vais tout de même pas, à lui qui fait l'effort de courir pour moi maintenant, malgré ses mollets "tiendus" depuis quelques temps, commencer à me plaindre !! Et puis, je ne veux pas qu'il s'inquiète inutilement ou me croit trop entamée, des fois que ça lui donnerait l'idée de vouloir me ménager!
Au 37e Km, je me dis, allez plus que 5 km maintenant, c'est quoi? 5 tours du Parc Monceau ; Tiens, exactement la distance parcourue, avec Enzo déjà, qui m'avait "emmenée" sur Odysséa; Brèves images en flashback.
Oui, mais là, ce n'est pas, loin de là, l'allure que tu as pu atteindre, grâce à lui, sur Odysséa.
Allez! Sois à la hauteur Petite Pépite! Essaie cette fois-ci de lui montrer que tu en as de la ressource. Tâche de l'épater ! ouais, je sais c'est bête tout ça, des trucs de midinette! Je devine déjà quelques-uns qui sourient et se font des films, mais c'est juste des p'tites astuces à 2 balles que j'vais chercher pour me titiller et relancer la machine.
C'est à peu près là que Gaëlle BONNET nous dépasse. Je lance à Enzo : "c'est Gaëlle BONNET, elle va faire la SaintéLyon la semaine prochaine". Ah ouais? me répond-il. Elle m'entend et me salue d'un bref signe de la main. Je la retrouverai à l'arrivée.
Et là, tiens ça me rappelle vaguement quelque chose, Bis repetita : tout enjoué et frais comme un gardon, Enzo me dit : "allez on l'accroche ??" Là, réponse invariable de ma part : trop tôt pour moi ! Je sais que si je prends son "train" maintenant, j'exploserai avant la fin. Je me résigne à la laisser filer, sachant que, quelque part, je dois un peu le décevoir mon "Lièvre" de ne pas avoir la niaque pour la suivre cette belle fusée.
C'est juste après je crois, alors pourtant qu'à ce moment de la course, pour la première fois en compétition, je réalise, un peu vexée, que je tape des Km à + de 5' (du 38e au 40e km), que nous "doublons" Rafale_Marine. Je ne le sais pas à cet instant que c'est lui. Enzo semble le connaître, il l'encourage à s'accrocher à nous, je me dis juste que, tiens! ce maillot bleu marqué "US METRO", ça m'évoque quelque chose. (désolée Rafale_Marine de n'avoir pas connecté, j't'aurais aussi sûrement encouragé et invité à compléter le Trio !!!!)

Au 39eKm, Enzo, présumant de mes capacités, me suggère tout guilleret "Allez un p'tit 3000!!". Je sens bien qu'il aurait envie de se lancer enfin, marre de se traîner sur ce "footing" à 2 à l'heure. Oui, mais j'suis pas Kamikaze, pas encore le moment de jouer les audacieuses, si j'embraie maintenant je sens que ça risque de caler trop tôt. Pourtant, vraiment, comme je voudrais pouvoir faire un coup d'éclat!
Furtivement, me revient à l'esprit un truc que seul lui et moi peuvent comprendre, et je lui dis alors, pitoyable : "pffff, j'dois en être bien loin du temps que tu as pronostiqué, hein ???"

Je m'explique : Enzo, le fourbe, n'a rien trouvé de mieux, le matin même, alors que nous "dissertions" encore sur mon probable chrono, de faire un pari, comme un môme ravi, et sans rien m'en révéler bien sûr, sur mon temps d'arrivée supposé, noté sur un papier.
Si je ne fais pas le temps prophétisé, je serais privée de dîner et surtout du gâteau au chocolat préparé la veille par Catherine !!!
Je savais à cet instant qu'il avait inscrit un chrono de + de 3h, mais combien de minutes au-delà ?? Mystère !
Chamaillerie de mômes pour conjurer le stress lorsqu'il planque son p'tit papier, content de lui!
Là, dans le cœur de l'action, je l'ai sûrement surpris, à cet instant crucial de la course, l'idée saugrenue de penser à cela. Il me répond alors un truc du genre :"hey, pense pas à ça ! Te prends pas la tête !" comme à regret de m'avoir joué ce coup-là ! Enfin, pas sûre d'ailleurs qu'il regrette !

Juste avant le 40e Km que j'attends avec impatience - je l'ai bien repéré tout à l'heure - pour débrider la machine (espérons qu'elle va suivre), Enzo se fait "brancher" par un triathlète qui l'a repéré à ses mollets épilés. Echange de trucs de mecs ?? Je ne suis pas leur conversation, concentrée que je suis sur ses 2 prochains kilos où il va falloir tout lâcher La Pépite, tu te l'es promis.
Quelques accélérations qui me font plaisir à partir du 40e, j'en veux, j'en veux ! je l'ai la niaque!!
D'ailleurs, je surprendrai Enzo quand tout à coup, sans crier gare, j'enclenche et part en trombe, comme piquée par une guêpe, sans qu'il comprenne pourquoi.
Il me demande, inquiet, ce qui me prend, m'avertit que je ne tiendrai pas ce rythme-là jusqu'au bout.
Ce qu'il ne sait pas, je ne lui réponds rien, c'est que je viens d'entendre, dans le micro, …. Fabien Manzanarès, Le Lièvre des 3h, qui explique déjà sa course.
Mon sang n'a fait qu'un tour, plus le temps de traîner, s'il est déjà là-bas, c'est que tu n'as plus que quelques minutes La Pépite pour arriver à 3h et ………….?? Quoi, combien de minutes???
Je n'ai alors plus qu'une seule idée en tête, quand je calcule rapidement, au vu de mon chrono, le temps qu'il me reste, ne pas passer à plus de 3h09', mon "plus mauvais" temps sur Marathon (celui du 1er en Normandie, il y a un an et 2 mois).
2e coup de booster, il me semble, quand j'entends le speaker annoncer l'arrivée de la p'tite Julie CALICHARANE, oui vous savez cette petite aux Mizuno vertes, elle aussi.
Quand je déboule sur le Port, j'aperçois Fred qui est redescendu me "chercher" comme promis. Lorsque je le vois, je me dis : "il a tenu parole! Il est là lui aussi pour m'escorter sur les derniers mètres". Je ne réalise pas à cet instant ce qu'il a dû lui en coûter de rebrousser ainsi chemin après l'effort accompli. Qu'il ait été là, comme il l'avait déjà fait au 19e Km sur les 20 Km de PARIS, ça m'a portée encore plus. C'est énorme la bouffée de positif que ça m'a insufflé.
Là, je me retrouve telle une "pro", escortée par 2 bolides (Enzo et Fred), j'vais quand même pas les "déshonorer"!
Et puis, les "viva" de la foule qui scande mon prénom, c'est magique, c'est bien moi qu'ils encouragent !! Ça me galvanise.
Du coup, cette année, même pas peur de ces satanés pavés qui m'avaient tétanisés l'an dernier, posés là, juste avant de passer entre les 2 tours.
Quand je pose le pied sur le tapis bleu et que j'aperçois le chrono, je "m'arrache" dans une ultime grimace (sers-toi de tes bras Pépite pour aller les chercher ces micro secondes qui feront la différence), pour franchir la ligne avant que ne s'affiche le chrono "fatidique" de 3h09.
Je passe la ligne et je crois apercevoir 3H08'51 qui s'affiche. Là, j'me dis que c'est le temps officiel (et non le temps réel couru) et donc au moins ça je l'ai fait ...
Dans la folie de cette arrivée, j'oublie totalement de couper mes 2 chronos. Lorsque j'y penserais enfin, c'est un temps de 4h05' qui s'affiche !!
Le texto de la Caisse d'épargne reçu ensuite me confirmera que je fais un temps réel de 3HO8'37.

Passé la ligne, j'ai l'impression que mes poumons vont sortir de mon thorax, vous savez comme dans les Tex Avery ou autres dessins animés, puis très vite le souffle revient. Je m'avance vers les bénévoles qui déjà me demandent ma puce. Je lui ferai répéter 3 fois au moins à cette dame douée de patience et armée de son meilleur sourire avant de lui tendre enfin mon pied.
Là, ça s'enchaine, j'sais plus trop dans quel ordre : Enzo est là, je le remercie, mais les mots que je bafouille sont si faibles pour exprimer la reconnaissance que je voudrais lui témoigner, lui dire combien ça a été un vrai cadeau qu'il soit là sur ces derniers et décisifs km……combien j'aurais voulu faire mieux et plus….
Remise de la jolie médaille (vraiment elle est chouette), couverture de "survie" ASICS bienvenue, j'avance vers le ravitaillement, pas faim du tout, j'aurais même presque la nausée, juste un truc à boire, du chaud me conseille ….. qui ça, Enzo? c'est toi qui m'a dit ça ?? Je ne sais même plus !
Oui, oui un thé ça me fera du bien.
Puis, j'avise la tente des massages vers laquelle je me dirige. J'y retrouve Jacques, mon "compagnon" de course de mon 1er marathon en Normandie, qui a couru, lui aussi, en dépit d'une déchirure à la cuisse qui a entamé sa prépa à 1 mois de l'échéance, et qui se félicite, galant qu'il est comme toujours, de terminer juste une minute derrière moi (3h09'ou 3h10').
Petit massage léger et là grosse crampe au mollet droit que je tente d'endiguer à coup d'étirements bien maîtrisés (ben oui j'connais un peu "la machine"), sous les yeux médusés du "masseur" qui ne sait pas trop quoi faire de moi. La crampe atteint les doigts de pieds qui se font "la malle" complètement à droite comme s'ils voulaient vivre leur propre vie, tiens comme quand j'allais à la piscine enchainer les longueurs !
Je pose le pied à terre pour tenter de maîtriser tout ça, allez ça ira bien, je renfile chaussettes et runnings et je laisse la place à ceux qui sont plus mal que moi.
Je fais "la queue" pour récupérer ma bourriche d'huîtres et là, Jaf" me rejoint et me raconte, en quelques mots enjoués, son marathon de fou, lui qui arrive à peine du Vietnam. Un vrai Kamikaze ce Jaf", mais tellement d'émerveillement dans ses yeux et sa voix, comme un gamin qui vient de réaliser son plus bel exploit. Et c'est vrai que c'est ça qu'il vient d'accomplir. Il me quitte pour aller retrouver sa femme, avant de repartir, l'après midi même, en voiture, sur Paris !!
Je retrouve Catherine et Robert et un couple de leurs amis que je connais déjà et avec qui, le soir, après une coupe de champagne, nous dînerons avant que je n'attrape mon train du retour sur Paris.
Je récupère mon sac, sous les tentes juste derrière, organisation vraiment parfaite, sourires de tous, toujours, et mots gentils.
Ils sont extra tous ces bénévoles, je n'en ai pas vu, ni entendu un seul qui râlait ou boudait, ils sont totalement dévoués, à notre service. Chapeau à tous !
Là, mon ventre fait à nouveau sa "valse musette" et je pars en quête de l'endroit approprié. Il me faudra remonter vers l'arrivée, enjamber marches et parapets (ouille ouille les mollets en béton armé!) pour trouver enfin l'antre de soulagement.
Ensuite, on se retrouve, coup de tél. de Fred qui a le portable d'Enzo, qu'il n'a pas vu alors qu'il doit reprendre le train dans moins d'une heure.
On décide de se rejoindre sur le Port, et je retrouve Martine, Baltha, son père, Chrystèle, Enzo et Christine … pour une bière salvatrice, sous le soleil, en terrasse…….

Pour le reste, encore tellement de choses à raconter ....
Juste pour préciser, je termine donc 13e SEF, et 20e féminine.
Ah oui aussi, Enzo, son pronostic, je ne l'ai pas tenu, évidemment !! 3h03'… et combien de secondes déjà, tu avais inscrit ??? J'aurais aimé le faire ce chrono là quand même !!

Et puis, FOLLE ILLUSION que celle d'avoir imaginé, ambitionné?? ( vraiment y croyais-tu tout au fond de toi, La Pépite)que ce serait là, avec ce passif à ton actif, que tu la ferais tomber cette barre des 3h.
Mais FAUSSE DECEPTION car même si le chrono réalisé est loin de celui initialement poursuivi, j'peux pas dire que je sois totalement, vraiment, déçue :
- d'abord, courir ce marathon était inconcevable, il y a, ne serait-ce que 2 mois,
- connaître le parcours est un avantage inestimable,
- le 1er semi a été des plus agréables,
- la météo inespérée à cette période de l'année,
- être à La Rochelle chez Catherine & Robert, c'est déjà un cadeau, y être pour courir le marathon avec d'autres Forumers (et non des moindres) ajoutait au bonheur,
- j'ai mené la course de bout en bout, en dépit de soucis inconnus rencontrés sur le dernier tiers et qui ont failli me faire envisager de renoncer,
- je me suis "payé" le luxe de bénéficier d'un "Lièvre" de choix,
- j'ai retrouvé de bien belles et bonnes sensations et suis parvenue à, toutes proportions gardées, mettre un p'tit coup d'accélérateur sur la fin, le meilleur des boosters pour le moral et ne pas perdre confiance.

De toute façon, je vous avais prévenus, dans mon premier billet, à l'ouverture de ce blog: optimiste de chez optimiste!
Je positive à fond. De toute façon, on apprend toujours plus de ses "échecs".

Voilà , allez c'en est fini, je vous fais grâce du débriefing, analyse du chrono en détail et autres commentaires ............
Imaginez ce que je pourrai vous "infliger", s'il me prenait, un jour, l'envie d'aller me "frotter" à un 100 Km !!!!!

REMERCIEMENTS pour finir :
à Catherine & Robert pour l'accueil, leur "adapabilité", l'ouverture d'esprit, la logistique et tout simplement être eux,
Martine pour les photos magnifiques et le soutien sans faille,
Fred pour le plan et les conseils distillés au long de la prépa et avant course et pour avoir fait cet effort de venir finir avec moi,
Baltha tu sais bien pourquoi,
Raztaboule pour ton accueil simple et généreux,
et bien sûr Enzo pour m'avoir "supportée" au propre comme au figuré,
à tous les forumers qui m'ont encouragée, soutenue et qui ont cru en moi,
à Gonzague, jeune compagnon du Devoir, plein de sagacité et d'honnêteté, qui a retrouvé et m'a rapporté mon mobile perdu à la gare de LA Rochelle en arrivant vendredi
soir !
A Simonne, ma Mamie, en qui je puise ma force depuis si longtemps et qui est sûrement pour beaucoup dans celle que je suis aujourd'hui.





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